Les forces tunisiennes disent traquer deux groupes terroristes à la frontière algérienne, dont l’un a miné le mont Chaambi, près de la ville de Kasserine, dans le centre-ouest tunisien. Ces engins explosifs ont blessé une quinzaine de soldats et de gendarmes ces derniers jours dans cette région. Les forces de sécurité procèdent au « ratissage par des tirs » de mortier et à l’arme légère, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur Mohammad Ali Aroui. La zone a été entièrement bouclée mercredi et aucune information n’a filtré hier sur les opérations en cours.
Un second groupe de jihadistes est pourchassé plus au nord, dans la région du Kef, également limitrophe de l’Algérie, a indiqué le ministère de l’Intérieur, refusant là aussi d’apporter plus d’informations sur les opérations en cours.
Les autorités tunisiennes avaient déjà échoué en décembre à neutraliser le groupe armé du mont Chaambi responsable d’une attaque qui avait coûté la vie à un gendarme tunisien. À ce jour, 37 individus ont été arrêtés et écroués, a indiqué le porte-parole, sans préciser si ce chiffre incluait les 16 jihadistes liés à el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) qui avaient été arrêtés après des combats armés en décembre. Selon le ministère de l’Intérieur, les combattants encore traqués seraient une vingtaine au maximum dans le mont Chaambi, une source sécuritaire a pour sa part confié qu’ils étaient une cinquantaine de militants bien armés et aguerris.
Acquitté
Sur un autre plan, la justice tunisienne a acquitté hier le doyen d’une faculté accusé d’agression sur deux étudiantes en niqab qui ont été, elles, condamnées à la prison avec sursis, une affaire devenue symbole d’un bras de fer postrévolutionnaire entre laïcs et islamistes. « La justice tunisienne m’a acquitté et les deux étudiantes ont été condamnées à deux mois avec sursis », a indiqué l’universitaire. Les deux jeunes filles étaient poursuivies dans le même procès pour avoir saccagé le bureau du doyen de la faculté des lettres de la Manouba, près de Tunis. M. Kazdaghli, qui risquait jusqu’à cinq ans de prison pour « acte de violence commis par un fonctionnaire », a fait état de son « soulagement » et de sa « fierté », la justice ayant reconnu son innocence malgré « des pressions ».
Ce dossier, devant la justice depuis juillet 2012, était devenu un point de ralliement pour les laïcs comme pour les islamistes, les uns militant pour l’interdiction du voile intégral en classe, et les autres revendiquant le respect des pratiques religieuses.
(Source : AFP)


Sous contrôle, çà veut dire qu'ils sont dans la m...e jusqu'au cou!
10 h 44, le 03 mai 2013