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Liban

Législatives : Charbel fustige une « honteuse » incapacité...

Le ministre démissionnaire de l’Intérieur a inauguré hier les nouveaux locaux de la municipalité de Baabda.

Comme aucune avancée n’a pu être enregistrée au niveau des tractations effectuées loin des feux de la rampe pour tenter de dégager une entente autour du mode de scrutin et du découpage des circonscriptions électorales pour les prochaines législatives, les commentaires de tout genre se sont poursuivis au cours du week-end.
Le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Marwan Charbel, a mis en garde contre un vide constitutionnel. M. Charbel, qui s’exprimait lors de l’inauguration des nouveaux locaux de la municipalité de Baabda, a mis l’accent sur le « rôle du Parlement pour approuver une loi électorale juste et représentative, d’autant qu’il s’est fixé un nouveau délai pour ce faire », en allusion à la suspension jusqu’au 19 mai de tous les délais fixés par la loi électorale de 1960. « Espérons que cette période débouchera sur l’élaboration d’un nouveau texte de loi moderne susceptible, au plan légal, de remplacer la loi actuelle, dans la mesure où seule une loi peut annuler une autre. »
Tout en se disant favorable à la formule que le gouvernement avait approuvée et transmise au Parlement et qui se fonde sur la proportionnelle, M. Charbel a insisté sur le fait que « l’organisation des législatives est un devoir national de nature à consolider la confiance de la communauté internationale dans notre pays », en mettant particulièrement l’accent sur le respect du principe de l’alternance au pouvoir. « Il est honteux, a-t-il poursuivi, que le Liban, qui prétend respecter la démocratie et qui se considère comme un pionnier à ce niveau dans la région, ne place pas en tête de ses priorités cette échéance constitutionnelle à un moment où notre environnement arabe aspire à cette démocratie, même au prix du sang. »
Le ministre a réaffirmé l’attachement du président Michel Sleiman à organiser les échéances constitutionnelles dans les délais.
Mais au niveau politique, les positions restent les mêmes. Toutes les parties se disent attachées au scrutin tout en continuant d’échanger des accusations de blocage. Ainsi, le député Ammar Houry a lié les deux dossiers des législatives et de la formation du gouvernement. Dans une déclaration à la télévision, il a estimé que le 8 Mars « fera tout pour empêcher l’élaboration d’une nouvelle loi électorale et sait parfaitement que le gouvernement qui sera mis sur pied est appelé à rester en place pendant plusieurs mois, ce qui fait qu’il essaie d’obtenir la minorité de blocage ». Et de poursuivre : « Nous avons fait de nombreuses concessions au sujet de la loi électorale. Nous voulons que les élections aient lieu à tout prix et que le principe de l’alternance au pouvoir se maintienne, alors que la partie adverse œuvre pour un vide constitutionnel, ce qui a d’ailleurs transparu dans les propos tenus par le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, au sujet d’un congrès fondateur, et qui a été repris par le général Michel Aoun. »
À Chabtine où il s’exprimait en présence du député Kataëb Samer Saadé, au terme d’une tournée dans le jurd de Batroun, le ministre démissionnaire de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, s’est dit pour n’importe quelle loi électorale « du moment qu’elle tient compte de la parité », présentant ce critère comme étant « stratégique ». Il a mis l’accent sur l’entente interchrétienne qui s’était formée autour de la proposition de loi du Rassemblement orthodoxe d’Élie Ferzli, en insistant particulièrement sur la nécessité que quelle que soit la nouvelle loi électorale, elle « doit pouvoir garantir une parité réelle (...) dans l’intérêt des chrétiens du Liban ». « Nous voulons que les élections aient lieu dans les délais parce qu’il n’est pas dans notre intérêt qu’elles soient annulées, que le mandat de la Chambre soit prorogé, qu’il y ait un vide constitutionnel et que le pays plonge dans l’inconnu », a ajouté M. Bassil, en soulignant également l’importance de l’alternance au pouvoir.
Estimant que l’élaboration d’une nouvelle loi électorale est de nature à faciliter la formation d’un nouveau gouvernement, son collègue du même bloc parlementaire (Changement et Réforme), Alain Aoun, a cependant jugé difficile de parvenir à un consensus à ce sujet. Selon lui, il est primordial que le Parlement tranche « parce que nous en avons assez ». « Nous nous plierons devant la volonté de l’Assemblée nationale quelle qu’elle soit », a-t-il ajouté dans une déclaration à la télévision, avant d’ajouter que « toute partie qui fera rater aux chrétiens l’occasion d’être correctement représentés au Parlement assumera une responsabilité historique ».
 M. Aoun a assuré que son bloc ne votera pas en faveur d’une prorogation « indéfinie » du mandat de la Chambre, mais d’une prorogation « technique, assortie d’un délai pour l’organisation des législatives ».
Comme aucune avancée n’a pu être enregistrée au niveau des tractations effectuées loin des feux de la rampe pour tenter de dégager une entente autour du mode de scrutin et du découpage des circonscriptions électorales pour les prochaines législatives, les commentaires de tout genre se sont poursuivis au cours du week-end. Le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Marwan Charbel, a mis en garde contre un vide constitutionnel. M. Charbel, qui s’exprimait lors de l’inauguration des nouveaux locaux de la municipalité de Baabda, a mis l’accent sur le « rôle du Parlement pour approuver une loi électorale juste et représentative, d’autant qu’il s’est fixé un nouveau délai pour ce faire », en allusion à la suspension jusqu’au 19 mai de tous les délais fixés par la loi électorale de 1960. « Espérons...
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