Par ailleurs, un élu américain a confirmé hier que le voyage en Russie de Tamerlan Tsarnaev, suspect décédé de l’attentat de Boston, avait été détecté par les douanes américaines, mais pas par les services de renseignements, à cause d’une mauvaise orthographe due à la compagnie Aeroflot. Ce type d’erreurs de communication entre les divers services gouvernementaux avait conduit à une refonte générale de la sécurité intérieure et du renseignement après les attentats du 11 septembre 2001.
« Je veux crier ! »
En outre, le père des frères Tsarnaev a affirmé lors d’une conférence de presse en Russie vouloir se rendre aux États-Unis pour essayer de comprendre ce qui s’est passé. « J’envisage de partir aux États-Unis pour connaître la vérité. Je ne veux venger personne. Ce sont les services spéciaux qui doivent tout éclaircir », a ainsi déclaré Anzor Tsarnaev à Makhatchkala, capitale de la République russe du Daguestan. « Je veux voir mon fils cadet et enterrer mon fils aîné », a-t-il ajouté aux côtés de sa femme Zoubeïdat Tsarnaeva. Cette dernière s’est livrée pour sa part à une violente charge contre les États-Unis sur la mort de son fils aîné. Tamerlan « a été tué, cruellement tué ! Je veux crier à travers le monde entier, qu’est-ce que vous avez fait ? ! », a-t-elle lancé avec émotion, vêtue d’un foulard islamique. « Il était vivant. Pourquoi ils l’ont tué ? ! » s’est-elle exclamée en anglais, parlant debout et tenant parfois des propos incohérents. Elle a répété être convaincue de l’innocence de ses fils. « Je sais une chose : mes enfants n’ont pas fait cela. Il y a beaucoup de choses incompréhensibles », a-t-elle dit. Gesticulant et en larmes, elle a dit regretter amèrement d’avoir décidé d’aller s’installer aux États-Unis en 2002.
Poutine...
De son côté, le président russe Vladimir Poutine a estimé que les attentats de Boston doivent inciter la Russie et les États-Unis à lutter ensemble contre le terrorisme, alors que les relations entre les deux pays sont aujourd’hui en berne dans presque tous les domaines. M. Poutine a souligné que la Russie était « elle aussi victime du terrorisme international ». « Si nous unissons vraiment nos efforts, nous ne laisserons pas passer de tels coups et nous n’aurons pas à subir de telles pertes », a-t-il ajouté. La lutte antiterroriste est l’un des rares domaines dans lequel la coopération bilatérale est susceptible de se développer, les relations entre Moscou et Washington étant actuellement difficiles en raison de nombreux désaccords, notamment sur la Syrie et sur les droits de l’homme en Russie.
La collaboration entre le FBI et le FSB est un « exemple concret de travail constructif qui montre que la collaboration est possible, mais sans plus », a déclaré Fiodor Loukianov, chef du Conseil de politique extérieure et de défense, une institution qui a son siège à Moscou. Aux yeux de l’expert, cet exemple pourrait exercer une influence sur certains sujets de politique étrangère comme la Syrie et donner des arguments à la Russie, qui ne cesse de réitérer ses appels à « ne pas soutenir les islamistes radicaux » qui luttent contre le régime du président Bachar el-Assad. « Mais la politique américaine concernant la Syrie ne va pas changer pour autant », estime M. Loukianov.
(Source : AFP)


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OSS 117 de Série B' !
13 h 09, le 27 avril 2013