Le gouvernement avait décidé en février de se joindre à la plainte pour fraude déposée contre Armstrong par son ex-coéquipier Floyd Landis sur la base de la loi américaine contre les fausses déclarations.
L’USPS, selon le DOJ, a dépensé quelque 40 millions de dollars en dépenses de sponsoring et alloué 17 millions de dollars à Armstrong.
S’il était reconnu coupable, Armstrong pourrait devoir débourser jusqu’à 150 millions de dollars.
Lance Armstrong avait reconnu en janvier dernier s’être dopé lors de ses sept victoires dans le Tour de France après avoir été déchu de ses titres à la suite d’une enquête de l’Agence américaine antidopage (Usada).
Cela a incité le gouvernement américain à s’investir dans cette affaire de fraude.
La plainte fait également allusion au système élaboré afin de contourner la détection antidopage découvert par l’Usada et affirme que le directeur de l’équipe US Postal, Johan Bruyneel, a sciemment participé au programme de dopage en violation du contrat de sponsoring.
« Les coureurs de l’US Postal, Armstrong compris, ont violé les accords de sponsoring en utilisant régulièrement et systématiquement des substances proscrites et des pratiques pour augmenter leurs performances », indique encore la plainte.
« Les inculpés se sont enrichis injustement grâce aux versements et autres bénéfices qu’ils ont reçus de l’USPS », estime le département de la Justice.
Dans un communiqué adressé à l’AFP, l’avocat d’Armstrong a affirmé que la plainte du DOJ était « opportuniste et manquait de sincérité ». « Le US Postal a tiré un énorme bénéfice du sponsoring de l’équipe cycliste. Ses propres enquêtes l’ont prouvé. L’USPS n’a jamais été victime de fraude », a encore dit Elliot Peters.
(Source : AFP)

