Après plusieurs jours de tensions au Venezuela, le président élu Nicolas Maduro se dirigeait hier vers son investiture, prévue aujourd’hui. Héritier du défunt dirigeant socialiste Hugo Chavez, M. Maduro, 50 ans, semble avoir repris le contrôle de la situation, après les manifestations contre son élection qui ont provoqué, selon les autorités, la mort de huit de ses partisans et fait plus d’une soixantaine de blessés. « Nous avons vaincu le coup d’État », martèle désormais l’ancien chef de la diplomatie qui accuse son adversaire, Henrique Capriles, le jeune gouverneur de l’État de Miranda, d’avoir « semé la violence ». L’ordre rétabli pour l’instant au Venezuela, M. Maduro devait recevoir le soutien de l’Union des nations sud-américaine (Unasur), réunie hier à Lima pour un sommet extraordinaire consacré à la crise politique secouant le riche pays pétrolier des Caraïbes. La quasi-totalité des pays latino-américains a déjà reconnu son élection et plusieurs dirigeants vont profiter du sommet péruvien pour se rendre directement à Caracas, où est prévue aujourd’hui une cérémonie en grande pompe pour l’investiture du nouveau président. Ont déjà été confirmées les participations des chefs d’État du Brésil, Dilma Roussef, d’Argentine, Cristina Kirchner, d’Uruguay, Jose Mujica, et de Bolivie, Evo Morales, ainsi que celle du président du Congrès des députés espagnols, qui remplacera le prince héritier Felipe. La position de M. Maduro est confortée sur le plan judiciaire avec l’annonce par le Tribunal supérieur de justice (TSJ) de l’impossibilité de procéder à un « comptage manuel » des bulletins de vote, comme le réclame l’opposition. Battu d’une courte tête à la présidentielle de dimanche, M. Capriles, un avocat de 40 ans, persiste toutefois à contester le résultat, invoquant de multiples « irrégularités ». Principal acheteur du pétrole vénézuélien, les États-Unis ont soutenu la demande d’un « nouveau comptage », une démarche également appuyée par l’Union européenne qui s’est contentée de « prendre acte » de l’élection de M. Maduro. Le chef de l’opposition vénézuélienne attend désormais que le Conseil national électoral (CNE) se prononce sur la requête qu’il a déposée mercredi. « Le monde est tout à fait d’accord pour qu’il y a une vérification de 100 % des bulletins car cela renforce la démocratie », a-t-il insisté lors d’un entretien diffusé mercredi soir par la chaîne colombienne NTN24. Selon lui, la raison pour laquelle ce nouveau comptage n’a pas eu lieu est « la grande question que se posent tous les Vénézuéliens ». Si la justice vénézuélienne ne semble pas prête à lui donner gain de cause, elle pourrait en revanche le menacer de poursuites en raison des violences survenues lors des manifestations, organisées à l’appel de l’opposition. Les autorités ont annoncé cette semaine avoir procédé à plus de 135 interpellations et placé sous investigation un groupe de militaires suspectés de comploter avec les « caprilistes ». Rejetant toute responsabilité, M. Capriles rappelle n’avoir lancé que des mots d’ordre pacifique, notamment l’appel à des « concerts de casseroles », forme traditionnelle de protestation dans la région. « Tout le poids de la loi doit tomber » sur les auteurs des violences, assure-t-il.
(Source : AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après plusieurs jours de tensions au Venezuela, le président élu Nicolas Maduro se dirigeait hier vers son investiture, prévue aujourd’hui. Héritier du défunt dirigeant socialiste Hugo Chavez, M. Maduro, 50 ans, semble avoir repris le contrôle de la situation, après les manifestations contre son élection qui ont provoqué, selon les autorités, la mort de huit de ses partisans et fait plus d’une soixantaine de blessés. « Nous avons vaincu le coup d’État », martèle désormais l’ancien chef de la diplomatie qui accuse son adversaire, Henrique Capriles, le jeune gouverneur de l’État de Miranda, d’avoir « semé la violence ». L’ordre rétabli pour l’instant au Venezuela, M. Maduro devait recevoir le soutien de l’Union des nations sud-américaine (Unasur), réunie hier à Lima pour un sommet...