Les partisans du chef de l’opposition, Henrique Capriles, se sont montrés particulièrement violents lors des manifestations d’hier à Caracas et ailleurs dans le pays. Christian Veron/Reuters
Le bilan de ces violences postélectorales s’est ainsi alourdi à sept morts, a annoncé hier Luisa Ortega Diaz, procureure générale de Caracas. Par ailleurs, 61 personnes ont été blessées et 135 autres interpellées pour leur participation présumée aux violences, a-t-elle ajouté. Un partisan de M. Maduro a été tué à Caracas, deux décès ont été signalés dans l’État de Miranda, un autre dans l’État de Tachira à la frontière avec la Colombie, et un quatrième dans l’État de Zulia, dans l’ouest du Venezuela. Et les deux parties se renvoient allègrement la balle...
Face aux nouvelles manifestations convoquées pour demain devant les bureaux régionaux du Conseil national électoral (CNE), M. Maduro a réagi fermement en appelant à la mobilisation « à travers tout le pays ». « J’appelle le peuple à combattre dans la paix », a-t-il annoncé depuis le palais présidentiel de Miraflores, qualifiant de « caprices de bourgeois » les demandes de l’opposition. M. Maduro, 50 ans, dauphin du défunt président Hugo Chavez, a été officiellement crédité de 50,75 % des voix, contre 48,97 % pour M. Capriles lors du scrutin. Proclamé président dans l’après-midi, le chef d’État élu a promis, la main sur le cœur, de « poursuivre pleinement mon héritage pour la défense des pauvres et la défense de l’indépendance » lors d’une cérémonie solennelle au siège de l’autorité électorale à Caracas. « Nous avons un président ! » ou encore « Chavez vit, la lutte continue », a scandé l’assistance.
(Sources : agences)


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