Nate Robinson, auteur de 35 points contre les Knicks, a réalisé sa meilleure performance de l’année. Déjà qualifiés pour les play-offs, les Bulls se sont offert une victoire de prestige face à leurs adversaires malgré un Carmelo Anthony étincelant (en arrière-plan), qui a dû dégainer 34 fois et marquer 36 points. Il est le premier joueur depuis Kobe Bryant en 2003 à enchaîner six matches avec au moins ce nombre de points. Jim Young/Reuters
Ainsi, les Bulls devaient composer sans leur trio Rose-Noah-Gibson tandis que la raquette des Knicks était littéralement déserte (Chandler, Camby, Thomas, Wallace, Stoudemire et Martin sur le flanc).
Néanmoins, avec l’étonnant Chris Copeland au poste de pivot, les visiteurs réalisaient un début de match de rêve en menant de 17 longueurs après seulement six minutes de jeu (6-23). Au passage, Pablo Prigioni inscrivait un tir primé qui permettait à New York de battre un record : celui du plus grand nombre de tirs à trois points réussis sur une saison régulière (842 paniers inscrits, mieux que le Magic d’Orlando de 2010). Mais ce cavalier seul ne durait pas...
En effet, dès la fin du premier quart-temps, Jimmy Butler (22 points) remettait les siens à flot (23-30) avant que l’entrée de Nate Robinson ne rééquilibre un peu plus les débats à la pause (54-59).
Mais dès la reprise, les Knicks reprenaient la poudre d’escampette (64-79, 31e). Sans deux interceptions de Butler suivies de deux tirs primés de Hinrich et Robinson, Chicago n’aurait sans doute plus vu le jour. Mais au lieu de ça, le suspense restait entier (80-82). Les Bulls dominaient alors le 4e quart-temps, mais Carmelo Anthony (36 points) ne tremblait pas aux lancer-francs pour arracher la prolongation (105-105), non sans avoir aussi loupé le tir de la victoire à 3 dixièmes du buzzer. Cette période supplémentaire tournait alors au festival Nate Robinson, auteur de 8 de ses 35 points pour assommer définitivement les Knicks (118-11).

