Rechercher
Rechercher

Liban

Un gouvernement de « sympathisants »

Une semaine après avoir été chargé par le président de la République de former le nouveau gouvernement, Tammam Salam tente avec détermination de trouver l’assortiment parfait de ministres, en évitant soigneusement les obstacles que les différentes parties politiques tentent de dresser sur son chemin en réclamant leurs quotes-parts. La résidence de M. Salam, à Mousseitbé, est devenue une véritable ruche où l’on tente de former une nouvelle équipe que M. Salam désirerait réduite, homogène et sans figures provocatrices.
Les milieux de Tammam Salam affirment sur ce plan que le cabinet prendra une première forme en début de semaine et réunira des « sympathisants » des partis, et non des partisans, des figures plutôt neutres et indépendantes. Respecter le partage du pouvoir selon le principe des trois tiers est primordial pour le Premier ministre, qui veillera à ce que toutes les régions soient représentées au sein du cabinet, et toutes les communautés, ce qui fait pencher la balance en faveur d’un cabinet de 24 ministres, plutôt que 18.
Il semblerait par ailleurs que Tammam Salam espère profiter de la dynamique positive qui s’est créée suite à sa désignation pour faire baisser la tension dans le pays et assurer le succès de sa nouvelle équipe. Cela ne devrait pas être très difficile, des milieux diplomatiques assurant que l’Iran a donné un mot d’ordre au Hezbollah, lui demandant de ne pas entraver la mission de M. Salam, alors que l’Arabie saoudite a définitivement décidé de contrer l’hégémonie iranienne sur le Liban.
Selon des sources proches du 8 Mars, le nouveau cabinet verra le jour vers le milieu de la semaine et comprendra de nombreux nouveaux visages. « Le choix de certains ministres jugés par Tammam Salam comme neutres provoquera une réaction violente de la part du 8 Mars qui estimera probablement que ces ministres ne sont pas indépendants », soulignent ces sources. Les milieux de Aïn el-Tiné, de leur côté, s’intéressent moins au choix des ministres qu’à l’élaboration de la déclaration ministérielle, que Nabih Berry voudrait consensuelle par-dessus tout. À Baabda, par contre, l’appel au dialogue prévaut, mais attendra la formation du cabinet.

La Bourse des ministrables
En attendant que la situation se décante au niveau des efforts déployés par le Premier ministre désigné pour finaliser la composition de son gouvernement, les noms de certains ministrables circulent déjà dans plusieurs milieux. Il est question ainsi de M. Issam Farès comme vice-Premier ministre et du maintien du ministre Marwan Charbel au sein du cabinet. Les ministrables qui sont le plus souvent cités sont, par ailleurs, Ziyad Baroud, Nagi Abi Assi, Georges Khadige, Mahmoud Berry, Jean Obeid, Fayez Hajj Chahine, Nasser Nasrallah, Mohammad Machnouk, Raëd Charafeddine, Rachid Derbés, Habib Ephrem, Ramzi Jreige, Leila Solh Hamadé, Kamel Mehanna, Bahige Abou Hamzé.
Une semaine après avoir été chargé par le président de la République de former le nouveau gouvernement, Tammam Salam tente avec détermination de trouver l’assortiment parfait de ministres, en évitant soigneusement les obstacles que les différentes parties politiques tentent de dresser sur son chemin en réclamant leurs quotes-parts. La résidence de M. Salam, à Mousseitbé, est devenue une véritable ruche où l’on tente de former une nouvelle équipe que M. Salam désirerait réduite, homogène et sans figures provocatrices. Les milieux de Tammam Salam affirment sur ce plan que le cabinet prendra une première forme en début de semaine et réunira des « sympathisants » des partis, et non des partisans, des figures plutôt neutres et indépendantes. Respecter le partage du pouvoir selon le principe des trois tiers est...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut