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Économie - Liban - Social

Les revendications des employés d’EDL piétinent... malgré la grève

Saleh : Nous avons patienté pendant plus de deux mois pour finalement nous retrouver avec une version du budget qui n’a presque pas changé.

« La balle est maintenant dans le camp du ministère des Finances et celui de l’Énergie et de l’Eau », a affirmé le président du syndicat des employés et usagers d’Électricité du Liban (EDL), Charbel Saleh, dans un entretien accordé à L’Orient-Le Jour. À l’issue de deux jours de grève, les employés d’EDL n’écartent pas la possibilité d’entamer une nouvelle grève ouverte comme en janvier dernier.
Ils protestent contre le projet de budget 2013 alloué par le ministère des Finances à EDL et « qui met à mal beaucoup de droits et acquis essentiels des employés en appliquant des coupes radicales ou en supprimant certains crédits ouverts dans le budget », a regretté M. Saleh.
En janvier dernier, le syndicat avait accepté de mettre un terme à sa grève ouverte suite à des discussions entre le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, et le ministre des Finances, Mohammad Safadi. « M. Bassil avait publiquement exprimé son soutien à nos revendications et M. Safadi s’était engagé à remédier aux points qui posaient problème dans le budget », a indiqué le président du syndicat des employés.
« Nous avons patienté pendant plus de deux mois pour finalement nous retrouver avec une version du budget qui n’a que très peu changé », s’est insurgé M. Saleh. Selon lui, « les responsables considèrent que puisque des entreprises privées sont désormais chargées du réseau de distribution, les employés et journaliers d’EDL n’ont plus grand-chose à faire ». Une attitude face à laquelle M. Saleh s’inscrit en faux : « Notre rôle n’a pas changé, nous sommes chargés de superviser toutes les activités de ces sociétés et sans nous le réseau est paralysé. »
De son côté, la direction d’EDL a assuré soutenir ses employés « dans leurs demandes justes ». « Nous avons à deux reprises fait parvenir une lettre au ministre des Finances lui demandant de rectifier certaines dispositions dans le budget, mais elles n’ont jamais été prises en compte », a regretté une source à EDL désirant garder l’anonymat.
Le ministre de l’Énergie et celui des Finances n’ont pour l’instant pas réagi à cet appel, mais le président du syndicat assure qu’il ne lâchera pas l’affaire. « Nous allons poursuivre nos réunions pour décider des suites à donner au mouvement, mais nous attendons surtout les réactions des ministres concernés, qui eux seuls ont le pouvoir de réparer cette injustice », a poursuivi M. Saleh.

 

M.R.

« La balle est maintenant dans le camp du ministère des Finances et celui de l’Énergie et de l’Eau », a affirmé le président du syndicat des employés et usagers d’Électricité du Liban (EDL), Charbel Saleh, dans un entretien accordé à L’Orient-Le Jour. À l’issue de deux jours de grève, les employés d’EDL n’écartent pas la possibilité d’entamer une nouvelle grève ouverte comme en janvier dernier.Ils protestent contre le projet de budget 2013 alloué par le ministère des Finances à EDL et « qui met à mal beaucoup de droits et acquis essentiels des employés en appliquant des coupes radicales ou en supprimant certains crédits ouverts dans le budget », a regretté M. Saleh.En janvier dernier, le syndicat avait accepté de mettre un terme à sa grève ouverte suite à des discussions entre le ministre...
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