Le Nordrhein Westfalen Stadium, l’antre du club de la Ruhr, a une fois de plus été témoin d’un match à couper le souffle lors du choc des quarts de finale retour entre Dortmund et Malaga. Les « Marsupilamis » se sont qualifiés à la 93e minute grâce à Marco Reus, auteur d’un doublé salvateur. Patrik Stollarz/AFP
Ce pari réussi permet à Klopp de poser un peu plus encore son empreinte sur une bande de jeunes qui le vénèrent et un club qu’il a propulsé de la 119e place européenne à son arrivée en 2008 dans le carré d’as de la C1, avec entre-temps deux titres consécutifs en Bundesliga.
« Mais ce n’est pas en jouant comme ça qu’on va gagner la Ligue des champions », a prévenu mardi soir le natif de Stuttgart, dont les qualités sont désormais vantées par des techniciens hors pair tels Mourinho, guide d’un Real Madrid que le Borussia pourrait retrouver après l’avoir dominé dans la « poule de la mort ».
Le duo Reus-Götze
Deux jeunes surdoués qui s’entendent à merveille, certes parfois encore naïfs face à des briscards comme l’Argentin Demichelis et manquant de réalisme, Reus et Götze sont deux pièces maîtresses de l’échiquier offensif du Borussia.
S’il a un style un peu loufoque, Reus reste un danger constant par sa vitesse, ses dribbles et ses gestes décisifs comme cette talonnade acrobatique pour offrir à Lewandowski la première égalisation. Capable aussi de planter lui-même le deuxième but, le 4e de sa première campagne européenne !
Malgré son jeune âge (20 ans), Götze est celui à qui on refile le ballon quand l’équipe n’est pas au mieux. Sa technique balle au pied et sa vista lui permettent de redistribuer à merveille. « Götzinho » compte 7 passes décisives depuis le début du tournoi.
Reste le troisième larron : Grosskreutz, certes moins doué mais apprécié pour ses qualités d’hommes à tout faire.
Santana et Weidenfeller, héros
Avec deux buts en C1 dont celui ouvrant les portes du dernier carré, Santana a profité au mieux des pépins physiques de Mats Hummels pour mettre son nom sur la carte européenne. Excellente tour de contrôle défensive, le grand Brésilien (1,95 m) a joué les renards de surface dans le temps additionnel pour passer à 27 ans de l’ombre à la lumière.
Mais rien n’aurait été possible sans les réflexes de chat d’un Weidenfeller qui n’a rien à se reprocher sur les buts. En Andalousie comme dans la Ruhr, le massif portier (1,88 m pour 85 kg) de 32 ans a réussi les parades permettant de prolonger le rêve pour sa 11e saison en jaune et noir.
Lewandowski, valeur sûre
Le chasseur de but, c’est Lewandowski. S’il reste loin des Messi et Ronaldo, le Polonais compte désormais 6 unités à son compteur de C1 après son égalisation (à 1-1) contre Malaga. Mieux, l’actuel meilleur artificier de Bundesliga (21 réalisations) peut se targuer d’avoir fait mouche 15 fois lors de ses 16 sorties en 2013, toutes compétitions confondues ! De quoi faire monter la cote de la star du football polonais, déjà la cible de grands d’Europe...

