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Liban - Législatif

IndyACT lance l’Unité de liaison parlementaire de la société civile

Le projet prévoit de renforcer la collaboration entre la Chambre des députés et les ONG.

Tarek Zebian, coordinateur général de la nouvelle unité. Photo Ibrahim Tawil


La ligue des activistes indépendants, IndyACT, a lancé hier son nouveau projet, baptisé NCSP, ou Unité de liaison parlementaire de la société civile nationale, une idée nouvelle au Moyen-Orient. Il s’agit en effet d’un comité censé rapprocher le Parlement et la société civile, et renforcer leur collaboration afin que le pouvoir législatif soit à l’écoute des besoins de la société, et que cette dernière puisse faire du « lobbying » pour l’adoption de lois qu’elle estime importantes.
Dans son allocution, le coordinateur général de la NCSP, Tarek Zebian, a annoncé que plus de 70 associations et ONG ont rejoint cette unité, qui mène actuellement cinq campagnes pour l’adoption de cinq projets de lois. Il s’agit en effet de l’élaboration d’une stratégie complète concernant les transports au Liban, l’adoption de lois pour la gestion des déchets solides, la préservation des droits des handicapés, l’accès facile du citoyen libanais à l’information et la participation de la société civile à la législation.
« Tout État qui ne réussit pas sa politique législative n’est pas un État, a affirmé Tarek Zebian. Le Liban qui se considère comme la démocratie la plus ancienne de la région doit être conscient de l’importance du pouvoir législatif, à l’heure où les pays arabes se dirigent vers la démocratie. » Et d’ajouter : « La NCSP est là pour cela, et son travail reposera sur deux critères-clés : la connaissance et la collaboration. Sur ce plan, nous ne pouvons que remarquer le succès de la collaboration entre le Parlement et la société civile à plusieurs niveaux dans le passé. Il est temps d’institutionnaliser cette relation, à travers ce projet soutenu par le Fonds de l’ONU pour la démocratie (Undef) ».
De son côté, l’avocat Nizar Saghiyé a tenu à rappeler les nombreuses fois où la société civile a été muselée sans faire parvenir sa voix au Parlement. « Nous comptons sur cette nouvelle unité pour remédier à ce problème, a-t-il dit, mais aussi pour permettre aux Libanais d’avoir accès à l’information et pouvoir demander des comptes aux députés. La législation se doit d’être axée sur l’intérêt du citoyen en premier lieu. » Enfin, le député Ghassan Moukheiber a souhaité le succès à cette initiative, affirmant que « la politique est trop dangereuse pour être laissée uniquement aux mains des politiciens », saluant le rôle de la société civile à ce niveau. Il a déploré l’excès de corruption et l’absence de volonté politique qui empêchent l’application des lois et le suivi des projets, espérant que la société civile et cette nouvelle unité puissent participer activement à la vie parlementaire.
La ligue des activistes indépendants, IndyACT, a lancé hier son nouveau projet, baptisé NCSP, ou Unité de liaison parlementaire de la société civile nationale, une idée nouvelle au Moyen-Orient. Il s’agit en effet d’un comité censé rapprocher le Parlement et la société civile, et renforcer leur collaboration afin que le pouvoir législatif soit à l’écoute des besoins de la société, et que cette dernière puisse faire du « lobbying » pour l’adoption de lois qu’elle estime importantes.Dans son allocution, le coordinateur général de la NCSP, Tarek Zebian, a annoncé que plus de 70 associations et ONG ont rejoint cette unité, qui mène actuellement cinq campagnes pour l’adoption de cinq projets de lois. Il s’agit en effet de l’élaboration d’une stratégie complète concernant les transports au Liban,...
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