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Moyen Orient et Monde

L’homme qui se cache derrière les nouvelles du front

Malgré son rôle central pour la couverture de la guerre en Syrie, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) est en fait virtuellement un « homme-orchestre », selon l’International Herald Tribune publié hier. Le quotidien américain fait un portrait de son fondateur, Rami Abdel Rahmane, 42 ans, activiste qui a fui son pays il y a treize ans. Utilisant l’Internet le plus basique, M. Abdel Rahmane opère depuis sa maison en Angleterre, vivant chaque minute de la guerre syrienne virtuellement, à l’affût des moindres détails sur les combats et le nombre de victimes.
Toutes les parties qui prennent part au conflit l’accusent d’être biaisé, lui-même reconnaît d’ailleurs que la vérité peut être insaisissable sur les champs de bataille. C’est pour cela que je « dois tout contrôler moi-même », assure Rami Abdel Rahmane au International Herald Tribune.
Il assure, par ailleurs, qu’il ne travaille pas tout seul, quatre hommes qui se trouvent à l’intérieur du territoire syrien l’aident à récolter des informations de plus de 230 militants sur le terrain, un network que M. Abdel Rahmane avait formé dans sa jeunesse lorsqu’il organisait des manifestations politiques clandestines.
Tous les activistes, dans toutes les provinces, appartiennent à un même groupe sur Skype et M. Abdel Rahmane ainsi que ses aides tentent de confirmer indépendamment les détails des événements importants qui leur sont communiqués.
Le fondateur de l’OSDH, qui est né à Banias, garantit qu’il « s’assure que rien n’est publié avant d’avoir recoupé les informations avec des sources fiables ». Il ne vit que pour cette révolution, et sort rarement de chez lui, et lorsqu’il a finalement accepté d’aller à un pique-nique, il est arrivé sur place avec ses deux téléphones cellulaires et son ordinateur portable...
Malgré son rôle central pour la couverture de la guerre en Syrie, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) est en fait virtuellement un « homme-orchestre », selon l’International Herald Tribune publié hier. Le quotidien américain fait un portrait de son fondateur, Rami Abdel Rahmane, 42 ans, activiste qui a fui son pays il y a treize ans. Utilisant l’Internet le plus...
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