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Moyen Orient et Monde

À Guam, on craint plus les typhons que les missiles

Les menaces apocalyptiques de la Corée du Nord n’impressionnent pas grand monde sur l’île américaine de Guam, dans le Pacifique, où l’on dit craindre davantage les typhons que les missiles. « Ce ne sont que des épouvantails », assène Gina Tabonares-Reilly, habitante de cette petite île de 180 000 habitants située à quelque 3 380 kilomètres au sud-est de la Corée du Nord.
Théoriquement, le territoire est à portée des missiles nord-coréens, tout comme le Japon et la Corée du Sud. Mais nul ne connaît exactement les capacités balistiques de la Corée du Nord ni l’état de ses recherches sur la miniaturisation des charges nucléaires.
Qu’importe, tranche Mme Tabonares-Reilly, 45 ans : « Nous possédons de bons intercepteurs de missiles (...). La Corée du Nord le sait et elle est assez intelligente pour ne pas commettre de suicide », dit-elle, résumant l’avis de nombreux observateurs selon lesquels une attaque significative de Pyongyang contre la Corée du Sud ou les États-Unis signerait la fin du régime.
Théâtre de féroces combats pendant la Seconde Guerre mondiale, Guam abrite 6 000 soldats américains dont des marines, des sous-mariniers et des pilotes de bombardiers. Le département de la Sécurité intérieure de Guam juge improbable une attaque nord-coréenne, l’île étant « protégée par la plus grande nation et la plus grande armée du monde, les États-Unis d’Amérique ». Cette semaine les autorités ont néanmoins appelé la population à constituer des réserves et des plans de regroupement et d’abri pour les familles.
Selon Chito de Guzman, un responsable du Guam Reef Hotel, les invectives nord-coréennes n’ont pas tari le flot de visiteurs. « Ça n’a visiblement pas affecté le tourisme », assure-t-il. « Nous n’enregistrons pas d’annulations de réservations et il n’y a aucun avis du Japon, de Corée du Sud ou de Chine déconseillant de se rendre à Guam. » Nulle panique non plus chez Rubyjane Buhain-Redilla, propriétaire d’une supérette. « Je vis juste en face de mon magasin qui a tout ce dont j’aurais besoin en cas de cataclysme », confie-t-elle, avec force sagesse.
Pour Joseph Meyers, un habitant de Mangilao, sur la côte est de l’île, le risque de frappe directe sur Guam est négligeable. « Le plus grand danger serait une erreur d’appréciation ou une escalade accidentelle d’un côté ou de l’autre qui entraînerait une guerre. »
Les menaces apocalyptiques de la Corée du Nord n’impressionnent pas grand monde sur l’île américaine de Guam, dans le Pacifique, où l’on dit craindre davantage les typhons que les missiles. « Ce ne sont que des épouvantails », assène Gina Tabonares-Reilly, habitante de cette petite île de 180 000 habitants située à quelque 3 380 kilomètres au sud-est de la Corée du Nord.Théoriquement, le territoire est à portée des missiles nord-coréens, tout comme le Japon et la Corée du Sud. Mais nul ne connaît exactement les capacités balistiques de la Corée du Nord ni l’état de ses recherches sur la miniaturisation des charges nucléaires.Qu’importe, tranche Mme Tabonares-Reilly, 45 ans : « Nous possédons de bons intercepteurs de missiles (...). La Corée du Nord le sait et elle est assez intelligente pour ne...
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