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Liban

Au 14 Mars, la dominante est à la « modération »

Dans les rangs du 14 Mars, la tendance dominante était hier à la promotion de l’idée d’un gouvernement plutôt peu politisé, modéré et recueillant l’aval de toutes les parties. Mais il y a des nuances et mêmes des points de vue contraires au sein de l’alliance.
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a ainsi salué la décision du 14 Mars de nommer le député Tammam Salam au poste de Premier ministre et souligné que M. Salam est une « personnalité modérée » et qu’il jouit de « qualités dont nous avons urgemment besoin en ce moment ».
Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a donné le ton en appelant toutes les parties, y compris le 14 Mars, à « consentir d’importants sacrifices ».
« Les circonstances actuelles ne sont pas propices à un gouvernement qui serait formé d’une alliance entre le 14 Mars et (le chef du PSP) Walid Joumblatt. L’étape actuelle n’est pas du tout une étape de défi. Les forces du 14 Mars veulent un gouvernement au sein duquel tout le monde se retrouve mais sans que personne n’y soit directement représenté », a ajouté M. Fatfat.
Ce n’est pourtant pas le point de vue de son collègue Hadi Hobeiche (Akkar), qui a réclamé un gouvernement « monochrome », estimant que « les circonstances prévalant aujourd’hui ne permettent pas au Hezbollah de riposter sur le terrain ».
Selon M. Hobeiche, le Hezbollah est comme « un marchand de glaces. En 2011, il vendait ses glaces très cher, mais aujourd’hui, il les vend à moitié prix parce qu’elles ont commencé à fondre ».
Tout en ne parlant pas de la forme du prochain gouvernement, Nadim Gemayel, député de Beyrouth et membre du bloc des Kataëb, a fait part de son sentiment que la formation de ce gouvernement sera « rapide et douce », contrairement à ce qui s’était produit pour les cabinets précédents.
Très nuancé, Mohammad Chatah, ancien ministre et conseiller du chef du courant du Futur, Saad Hariri, s’est élevé contre une formule de gouvernement réunissant les « contraires » sur la base d’un « compromis politique » fondé sur « le partage des ministères ».
« Nous sommes pour un cabinet formé d’une équipe de travail unique et ayant une mission claire, mais qui bénéficie du soutien de tous », a souligné M. Chatah. « De cette façon, nous nous unissons autour du gouvernement et non en son sein », a-t-il dit.
Ce point de vue est aussi celui du président du PNL, Dory Chamoun, qui s’est prononcé pour « un gouvernement neutre formé avec l’accord de tout le monde ». M. Chamoun a observé que la situation dans le pays « s’est quelque peu détendue » ces derniers temps, mais il a souligné que
M. Salam « ne dispose pas d’un bâton magique ».
« Son image de personnalité modérée fait de lui le meilleur candidat pour le poste de Premier ministre dans la phase actuelle, car le Liban a besoin que cessent les tiraillements politiques », a-t-il ajouté, avant de faire valoir que « rien n’empêche qu’il y ait un gouvernement de technocrates au sein duquel tout le monde serait représenté ».
Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé, a résumé la situation en ces termes : « Il y a une variété d’opinions au sein du 14 Mars. Certains considèrent que la situation sécuritaire est très sensible et nécessite la présence d’un gouvernement politique, alors que d’autres préfèrent un cabinet de technocrates se chargeant de faire adopter une loi électorale et de superviser les élections. »
M. Marouni a, en outre, réaffirmé le rejet par son parti du triptyque armée-peuple-résistance, soulignant que la prochaine déclaration ministérielle devrait être fondée sur la déclaration de Baabda.
Enfin Moustapha Allouche, ancien député et membre du bureau politique du courant du Futur, a réclamé un gouvernement « neutre ». « Nous ne voulons plus de cabinets d’union nationale comme ceux du passé afin que nous n’ayons plus à connaître la situation dans laquelle le Hezbollah et le courant aouniste prennent des parts leur permettant de pratiquer le blocage », a-t-il dit.
« C’est pourquoi nous penchons vers un gouvernement qui serait appelé à gérer la crise, à rétablir la confiance des citoyens, à diriger le processus électoral de manière impartiale et relancer l’économie », a-t-il ajouté.
Dans les rangs du 14 Mars, la tendance dominante était hier à la promotion de l’idée d’un gouvernement plutôt peu politisé, modéré et recueillant l’aval de toutes les parties. Mais il y a des nuances et mêmes des points de vue contraires au sein de l’alliance.Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a ainsi salué la décision du 14 Mars de nommer le député Tammam Salam au poste de Premier ministre et souligné que M. Salam est une « personnalité modérée » et qu’il jouit de « qualités dont nous avons urgemment besoin en ce moment ».Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a donné le ton en appelant toutes les parties, y compris le 14 Mars, à « consentir d’importants sacrifices ».« Les circonstances actuelles ne sont pas propices à un gouvernement qui serait formé...
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