M. Mikati a reçu hier au Sérail le directeur par intérim des FSI, le général Roger Salem. Photo Dalati et Nohra
« Nous sommes dans l’attente d’un choc positif dont les signes indicateurs ont commencé à apparaître, notamment au niveau de la procédure démocratique suivie aujourd’hui », a-t-il dit à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, Michel Sleiman, en rappelant que « la démocratie est partie intégrante de notre vie politique ». « Avec l’approche de la date des élections législatives, nous avons besoin d’un sang neuf dans la vie politique libanaise », a poursuivi M. Mikati, qui a ensuite souligné l’importance de l’alternance au pouvoir, « un avantage que ne peut comprendre que celui qui l’a connue ».
Il a exprimé son soutien à M. Salam « parce que notre souci principal est de préserver l’unité et la stabilité du pays ».
En réponse à une question de la presse, M. Mikati a affirmé ne pas regretter d’avoir démissionné, en exprimant l’espoir d’une formation rapide du nouveau gouvernement.
Sur son compte Twitter, le Premier ministre démissionnaire a indiqué qu’il envisage de retourner à Tripoli, sa ville natale, et de poursuivre ses contacts pour « consolider le centrisme ».
Avant de se rendre à Baabda, il avait reçu au Sérail les ministres démissionnaires de l’Intérieur, Marwan Charbel, puis de la Justice, Chakib Cortbaoui, avant de s’entretenir avec le coordonateur des activités de l’ONU au Liban, Robert Watkins, puis avec le directeur des Forces de sécurité intérieure par intérim, le général Roger Salem.

