Israël met en garde Gaza contre toute attaque
Israël a mis en garde hier contre toute attaque en provenance de Gaza, après des tirs consécutifs à la mort d’un prisonnier palestinien dans un hôpital israélien. Deux roquettes ont ainsi été tirées en début de matinée de la bande de Gaza vers la ville israélienne de Sdérot, sans faire ni dégâts ni blessés, a indiqué un porte-parole de la police. Une coalition de groupes salafistes de Gaza a revendiqué les tirs, effectués « en réponse aux crimes juifs contre les prisonniers opprimés ». Le nouveau ministre de la Défense Moshe Yaalon a averti qu’Israël riposterait à toute attaque contre son territoire : « Nous ne permettrons en aucune façon l’installation d’une routine de tirs sporadiques vers nos civils et nos forces. » Au même moment, l’armée de l’air israélienne a effectué trois frappes sur le nord de la bande de Gaza en représailles à un tir de roquette. Il s’agit des premiers raids depuis la trêve conclue fin novembre avec le Hamas, au pouvoir dans l’enclave palestinienne.
Le coordinateur de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, s’est inquiété de « la situation volatile sur le terrain », en faisant référence aux tirs de roquettes de Gaza et à la question « non réglée » des prisonniers palestiniens en Israël.
La reprise des hostilités entre Israël et Gaza a suivi l’annonce du décès controversé de Maisara Abou Hamdiyeh, un détenu sexagénaire palestinien mort mardi d’un cancer de la gorge en Israël. Les Palestiniens ont observé hier une journée de deuil, de grève et de manifestations. Pour la deuxième journée consécutive, des heurts ont éclaté dans le centre d’Hébron, la ville natale d’Abou Hamdiyeh, dans des scènes rappelant les intifadas. Le président Mahmoud Abbas et les partis palestiniens ont accusé le gouvernement israélien de la mort du prisonnier.
Damas critique Mechaal après sa réélection
Un journal proche du régime syrien a accusé hier le Hamas et son chef Khaled Mechaal d’avoir coupé les liens avec Damas et abandonné la résistance contre Israël. Le Hamas a changé « son fusil de l’épaule de la résistance contre Israël à l’épaule du compromis », a indiqué le journal al-Thawra deux jours après la réélection de
M. Mechaal comme président du bureau politique du mouvement islamiste pour quatre ans. « Aujourd’hui, alors que Mechaal devient le chef du Hamas pour la cinquième fois (...), la Cisjordanie, Gaza et toute la Palestine occupée n’ont aucun motif de célébration », ajoute le quotidien.
Nouvelle tournée de Kerry
Le secrétaire d’État américain John Kerry effectuera une visite dimanche à Istanbul à l’occasion d’une nouvelle tournée au Proche-Orient, afin d’y évoquer notamment la crise syrienne et le conflit israélo-palestinien, a déclaré hier le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu. Le nouveau séjour de
M. Kerry intervient alors qu’un processus de réconciliation entre Israël et la Turquie a été enclenché avec les excuses formulées le 22 mars par l’État hébreu pour la mort de neuf militants turcs tués par des soldats israéliens en mai 2010, lors d’un assaut contre leur navire d’aide humanitaire au large de Gaza.
Le président palestinien Mahmoud Abbas va également rencontrer
M. Kerry dimanche à Amman, selon un responsable à Ramallah.
Arabie saoudite
Walid ben Talal réclame des législatives
Le prince saoudien milliardaire al-Walid ben Talal a appelé à organiser en Arabie saoudite des élections, mêmes partielles, du Majles el-Choura et à élargir les prérogatives de cette instance consultative. Dans un entretien télévisé diffusé mardi soir par plusieurs chaînes de télévision, le prince, un neveu du souverain saoudien, a ainsi réclamé « des élections, même partielles, et surtout des prérogatives » au Choura, où la femme vient de faire son entrée pour la première fois dans l’histoire du royaume. Le prince a en outre déploré la tournure « négative » des changements politiques dans les pays du printemps arabe où les politiques des nouveaux gouvernements « n’ont pas reflété les aspirations des peuples (...) à la liberté et à la justice ». Il a en outre appelé à la création en Arabie saoudite d’un conseil ministériel restreint pour être à l’écoute des préoccupations de la population.
Égypte
Morsi prétend défendre... la liberté d’expression
La présidence égyptienne a affirmé hier son engagement pour la liberté d’expression. « La présidence réaffirme l’importance de la liberté d’expression et respecte pleinement la liberté de la presse », indique ainsi un communiqué des services du président islamiste Mohammad Morsi. Le communiqué dément que les procédures judiciaires en cours contre le célèbre humoriste Bassem Youssef, très critique des islamistes et de M. Morsi, aient été engagées à la demande de ce dernier. « La présidence n’a déposé aucune plainte contre Bassem Youssef », assure le communiqué, en soulignant qu’elles émanaient de « citoyens ». Ces déclarations interviennent alors que la justice égyptienne interrogeait un comédien comique suite à des accusations de blasphème pour une apparition dans l’émission télévisée de Bassem Youssef. Ali Kandil, un comédien de théâtre, est accusé d’avoir insulté l’islam lors de l’émission el-Bernameg en février dans laquelle il se moquait du discours et du style de certains religieux musulmans.
Émirats arabes unis
Le chef de la police de Dubaï fustige les Frères musulmans
Les Frères musulmans sont des « dictateurs » qui cherchent à renverser les régimes des pays du Golfe, a accusé le chef de la police de Dubaï. Dans un entretien accordé cette semaine à Reuters, Dhahi Khalfan réaffirme que les Frères musulmans égyptiens sont liés à un complot présumé visant à renverser le gouvernement des Émirats arabes unis. Selon lui, le but de cette organisation est d’imposer un État islamiste dans tous les pays du Golfe. Les soupçons de Dhahi Khalfan se portent sur l’organisation islamiste née en Égypte en 1928 et parvenue au pouvoir après les élections qui ont suivi le soulèvement populaire de 2011 et la chute du président Hosni Moubarak.
Irak
Quatre morts dans de nouvelles violences
Quatre personnes ont été tuées et neuf ont été blessées hier dans de nouvelles violences à travers l’Irak. Dans la périphérie ouest de Bagdad, des hommes armés ont fait irruption chez un membre de la milice anti-el-Qaëda des Sahwa, l’abattant lui, ainsi que sa mère et son frère. Des attentats à la bombe commis dans les villes de Kirkouk et Mossoul, dans le nord du pays, ont également tué un policier et fait neuf blessés.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef