Après deux longues années vécues dans la crainte d’une mort imminente, après de nombreuses hésitations compte tenu des risques encourus, notamment le risque d’une paraplégie, tel que cela nous avait été expliqué par les meilleurs spécialistes de l’anévrisme aortique à Beyrouth, le professeur Jean-Pierre Becquemin, de l’hôpital Henri Mondor, a littéralement sauvé la vie de mon père âgé de 75 ans en l’opérant d’un anévrisme thoraco-abdominal sous-rénal situé au-dessus d’une précédente intervention réalisée en 1997. L’anévrisme débutait sur l’aorte thoracique moyenne et englobait le tronc cœliaque, la mésentérique supérieure et les deux artères rénales. Il y avait en outre un important thrombus. Le risque opératoire était de l’ordre de 8 %, plus particulièrement situé sur l’artère irriguant la moelle avec une éventuelle paralysie des jambes. Une autre complication possible était d’ordre rénal ou digestif. Le professeur Becquemin a résolu le problème grâce à une endoprothèse réalisée sur mesure, quelques jours avant l’opération. Il s’agit d’une technique de pointe assez avancée et rares sont les médecins qui savent la maîtriser dans le monde. Je salue le professeur Claude Tayar, du Clemenceau Medical Centre, qui nous a guidés vers ce grand professionnel. Je note aussi que l’opération réalisée en France nous a coûté moins cher que le prix demandé par la Cleveland Clinic aux États-Unis, l’autre pôle de médecine spécialisé dans les anévrismes complexes avec un niveau équivalent à celui du service du professeur Jean-Pierre Becquemin.La France demeure un pôle d’excellence sur le plan médical et scientifique, tout en restant fidèle à une tradition qui prône l’universalité de l’accès aux soins. Les hôpitaux au Liban peuvent s’inspirer du modèle français qui a su conserver une éthique médicale pour préserver la dimension humaine de la médecine bien au-delà des égos et des jeux d’argent. Plus d’un mois après cette intervention, mon père a repris le rythme normal de sa vie. Il peut même conduire sa voiture.
Après deux longues années vécues dans la crainte d’une mort imminente, après de nombreuses hésitations compte tenu des risques encourus, notamment le risque d’une paraplégie, tel que cela nous avait été expliqué par les meilleurs spécialistes de l’anévrisme aortique à Beyrouth, le professeur Jean-Pierre Becquemin, de l’hôpital Henri Mondor, a littéralement sauvé la vie de mon père âgé de 75 ans en l’opérant d’un anévrisme thoraco-abdominal sous-rénal situé au-dessus d’une précédente intervention réalisée en 1997. L’anévrisme débutait sur l’aorte thoracique moyenne et englobait le tronc cœliaque, la mésentérique supérieure et les deux artères rénales. Il y avait en outre un important thrombus. Le risque opératoire était de l’ordre de 8 %, plus particulièrement situé sur...
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