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Liban - Retraite

Rifi s’en va « la conscience tranquille et fier des FSI »

Le directeur général sortant des FSI, le général Achraf Rifi, a passé le relais samedi à son adjoint, le général Roger Salem, inspecteur général, lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux officiers des FSI et de la Sûreté générale, au siège de la gendarmerie à Achrafieh.

Passation des pouvoirs samedi au siège des FSI entre le général Rifi, à gauche, et son successeur provisoire le général Salem. Photo Hassan Assal

« Je passe la main au général Roger Salem dans le cadre du respect de la loi, ma conscience est tranquille », a noté le général Rifi dans son discours.
« Il y a huit ans, quand j’ai été nommé à la tête des FSI, l’institution était presque une gendarmerie ordinaire qui souffrait d’un manque de personnels et de matériels. À cette époque, le Liban était la cible d’une horrible série d’assassinats ayant visé le meilleur de ses hommes. Elle a commencé par la tentative d’attentat contre le député Marwan Hamadé, passant par le crime du siècle, c’est-à-dire l’explosion ayant visé l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, pour arriver au dernier assassinat en date celui du chef des renseignements des FSI, le général Wissam el-Hassan. En tout, au cours de cette période, il y a eu treize assassinats et sept tentatives d’assassinat, 43 attentats terroristes, 105 tués et 724 blessés. Le bilan a en effet été très lourd pour le Liban », a-t-il souligné.
« Le 30 mars 2005, j’ai été nommé à la tête des FSI. C’était juste deux jours après le retrait syrien du Liban. Ma mission était difficile, mais j’ai relevé le défi en modernisant l’institution, la transformant en service de sécurité efficace, et j’ai misé sur un État souverain et indépendant », a-t-il ajouté.

Les attentats et l’arrestation de Samaha
« Il ne fallait pas uniquement renforcer les capacités des FSI, mais aussi modifier les notions en place. Il était désormais inadmissible de pratiquer la torture ou de rester éloigné de la société. Le monde a changé, la police est devenue une police sociale et les droits de l’homme sont désormais sacrés. Ainsi, nous avons mis en place un service spécialisé dans les droits de l’homme et un comité luttant contre la torture. Nous avons également ouvert aux femmes les portes du recrutement. Nous sommes devenus des pros et ainsi nous sommes devenus mieux respectés », a-t-il poursuivi.
« Dès le début, je me suis engagé à suivre l’enquête internationale relative à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, et à moderniser l’institution. J’ai tenu mes deux paris et je m’en vais la conscience tranquille. Seule la justice assure la stabilité au sein de la société, et l’absence de justice mène à la vengeance et affecte les innocents avant les criminels », a-t-il noté.
Soulignant qu’il est « fier des réalisations des FSI sous mon mandat », il a indiqué que les FSI « ont réussi à faire la lumière sur l’explosion des deux bus à Aïn Alak ainsi que sur l’explosion des deux bus militaires à la rue des Banques à Tripoli, arrêtant les individus impliqués dans ces attentats. Elles ont également arrêté des tueurs en série, genre de criminels rare au Liban, ayant tué dix chauffeurs de taxi. Elles ont aussi saisi des produits rares, comme les 90 kilos de cyanure destinés à des empoisonnement en masse, ainsi que 31 minuteurs chimiques que l’on utilise dans les attentats terroristes et qui sont capables d’ajourner, pour un délai de trois mois, les explosions », a-t-il précisé.
« Je tiens également à rappeler notre dernière opération importante, quand nous avons saisi, l’été dernier, 24 engins explosifs, qui devaient être utilisés dans une série d’attentats terroristes visant à semer la discorde confessionnelle dans le pays, dossier connu sous le label Samaha-Mamlouk, a-t-il indiqué, précisant que les FSI ont réussi à arrêter l’un des principaux responsables de ce crime », en l’occurrence l’ancien ministre Michel Samaha.

Départs attendus...
Le général Rifi a rendu hommage, par ailleurs, à la mémoire des éléments des FSI tombés en mission, à leur tête le général Wissam el-Hassan et le capitaine Wissam Eid, tués tous les deux par des attentats à la voiture piégée.
Pour sa part, le général Roger Salem a indiqué de son côté : « Je dois assurer l’intérim durant cette situation difficile. Je vais faire de mon mieux pour préserver la stabilité et maintenir la confiance des citoyens. » Le général Salem restera à la tête des FSI jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé, soit pour reconduire Achraf Rifi à son poste, soit nommer un remplaçant, obligatoirement de confession sunnite. Le même cas de figure se présentera le 4 avril à la direction des renseignements de l’armée, où le général Edmond Fadel passera le flambeau à son adjoint, le général Abdel-Karim Younès, toujours par intérim, puisque le cabinet sortant ne peut en aucun cas, même s’il y a consensus, nommer qui que ce soit à quelque poste que ce soit. Le 23 septembre prochain, le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, est censé également prendre officiellement sa retraite.
« Je passe la main au général Roger Salem dans le cadre du respect de la loi, ma conscience est tranquille », a noté le général Rifi dans son discours.« Il y a huit ans, quand j’ai été nommé à la tête des FSI, l’institution était presque une gendarmerie ordinaire qui souffrait d’un manque de personnels et de matériels. À cette époque, le Liban était la cible d’une horrible série d’assassinats ayant visé le meilleur de ses hommes. Elle a commencé par la tentative d’attentat contre le député Marwan Hamadé, passant par le crime du siècle, c’est-à-dire l’explosion ayant visé l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, pour arriver au dernier assassinat en date celui du chef des renseignements des FSI, le général Wissam el-Hassan. En tout, au cours de cette période, il y a eu treize assassinats...
commentaires (2)

RIFI, une PERTE ! sur le chemin de la MAINMISE...

SAKR LEBNAN

13 h 09, le 02 avril 2013

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Commentaires (2)

  • RIFI, une PERTE ! sur le chemin de la MAINMISE...

    SAKR LEBNAN

    13 h 09, le 02 avril 2013

  • Voila ou voulait arriver le Hezbollah, paralyser totalement toutes les institutions de l'Etat. A présent il n'y a plus de gouvernement et toutes les institutions sécuritaires et juridiques sont sans têtes. Si ces pauvres hères prennent n'importent quelles décisions elles seront traitées comme illégales et pas de leurs ressorts.

    Pierre Hadjigeorgiou

    11 h 20, le 02 avril 2013

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