M. Bersani avait terminé hier en milieu de journée des pourparlers qui duraient depuis samedi avec les syndicats, le patronat, la société civile puis avec les principaux partis. Si le PD a obtenu la majorité absolue à la Chambre des députés aux législatives des 24/25 février, il ne l’a pas acquise au Sénat, où trois forces antagoniques ont à peu près le même poids : la gauche, la droite de Silvio Berlusconi et le Mouvement Cinq Étoiles (M5S). Mercredi déjà, il avait essuyé un énième refus humiliant de la part du M5S, la formation contestataire antipartis et antiaustérité de l’ex-humoriste Beppe Grillo qui rejette toute collaboration. Autre écueil que M. Bersani n’a pas réussi à surmonter, une éventuelle entente avec la droite de Silvio Berlusconi. Pourtant, la coalition menée par le PDL du Cavaliere, 76 ans, arrivée deuxième au scrutin, propose depuis des semaines une coalition à M. Bersani, mais ce dernier s’y refuse car l’électorat de gauche n’accepterait pas une alliance avec son adversaire politique des 20 dernières années.
M. Napolitano devra prendre une décision finale en ayant à l’esprit l’urgence de doter la troisième économie de la zone euro d’un gouvernement capable d’affronter les problèmes économiques et sociaux. « La priorité de l’Italie, c’est d’appliquer les réformes, ce qui implique d’améliorer la gouvernance, de lutter contre la corruption, d’améliorer le système judiciaire », a déclaré hier l’économiste en chef de l’OCDE Pier Carlo Padoan. L’économie italienne est en récession depuis six trimestres, le chômage frôle les 12 % et les élections de fin février, qui se sont achevées sans une majorité politique claire au Parlement, ont entraîné une hausse du spread, la différence des taux d’intérêt payés par l’Italie et l’Allemagne.
(Source : AFP)


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