La Russie a commencé à stocker des centaines de milliers de mètres cubes de neige pour parer à toute insuffisance d’enneigement aux Jeux olympiques d’hiver en février 2014 à Sotchi.
« Le travaux pour stocker 450.000 mètres cubes de neige, qui doivent être achevés d’ici au 15 avril, exigent la mobilisation de nombreuses personnes et d’experts », a indiqué la station de sports d’hiver Roza Khoutor, située à 1 150 mètres d’altitude au-dessus de Sotchi.
Le stockage de la neige à Roza Khoutor, station qui accueillera les épreuves olympiques de ski alpin et de snowboard, répond aussi aux exigences du Comité international olympique (CIO) et des fédérations internationales de sports d’hiver.
Plus de 200 spécialistes de Roza Khoutor et 24 dameuses doivent remplir d’ici au 15 avril sept réserves de neige spécialement aménagées.
La neige est stockée sous une couche de copeaux de bois d’une épaisseur de 40 centimètres, une technique qui permet de conserver l’ « or blanc » jusqu’à l’hiver suivant, en cas d’enneigement insuffisant.
Le coût des travaux dépasse 250 millions de roubles (6,3 millions d’euros), selon Roza Khoutor.
Sotchi, surplombée par les montagnes du Caucase, est une station balnéaire au bord de la mer Noire réputée en Russie pour la douceur de son climat.
Fermeture du stade olympique Havelange à Rio, qui doit accueillir l’athlétisme
Le stade olympique Joao Havelange de Rio de Janeiro, inauguré en 2007 et qui doit accueillir l’athlétisme lors des Jeux olympiques de 2016, a été fermé pour une durée indéterminée par les autorités en raison de problèmes de toiture.
« Le stade est fermé pour une durée indéterminée. Si on me propose une solution (pour régler le problème) qui dure un mois, alors le stade restera fermé un mois. Si on me parle d’un an, alors il sera fermé un an », a déclaré Eduardo Paes, le maire de Rio de Janeiro, cité par le journal brésilien O Globo.
« J’ai été informé de problèmes de couverture. J’ai alors demandé si ces problèmes présentaient un risque pour les spectateurs. La réponse donnée fut oui », a poursuivi Paes.
Surnommé « Engenhao » en raison de son emplacement dans le quartier Engenho de Dentro, l’enceinte doit accueillir l’athlétisme lors des prochains JO. Il était également prévu d’augmenter sa capacité pour les Jeux.
Aucun match de la Coupe des confédérations de juin 2013 ou du Mondial 2014 de football ne doit avoir lieu dans ce stade d’une capacité de
47 000 places.
Lors de son inauguration il y a six ans, le stade Joao Havelange était présenté comme l’un des plus modernes d’Amérique latine, et de nombreux clubs cariocas, dont Botafogo, Vasco de Gama, Fluminense et Flamengo, y évoluent.
Ces clubs, qui ont été informés de la décision municipale, doivent désormais trouver une nouvelle enceinte.
Brésil : 250 hôtels de plus à Rio d’ici aux JO de 2016
Rio de Janeiro va se doter de 250 hôtels supplémentaires – soit quelque 20 000 chambres- d’ici à 2016 –, a indiqué le président de l’Association brésilienne de l’industrie des hôtels de Rio (ABIH-RJ), Alfredo Lopes.
« Pour les JO 2016, nous avions besoin de 12 000 chambres de plus à Rio », qui cette année reçoit les Journées mondiales catholiques (en juillet) et, un an après, sera l’une des douze villes hôtes de la Coupe du monde de football, a souligné M. Lopes lors d’une conférence de presse.
Ce manque de 12 000 chambres était « le grand problème des JO, mais ce chiffre sera dépassé », a-t-il dit.
Grâce aux encouragements fiscaux donnés par la mairie, comme une baisse de 40 % des impôts locaux jusqu’en 2019 par exemple, « le secteur a investi environ 1,5 milliard de dollars dans la construction de 250 nouveaux hôtels », a précisé le président de l’ABIH.
« On va passer de 30 000 chambres aujourd’hui à 50 000 en 2016 », s’est-il félicité, d’autant que l’occupation des 20 000 nouvelles chambres est déjà garantie à 100 % par le biais du Comité international olympique et le comité local d’organisation.
Pour la Coupe du monde de 2014 et les JO 2016, 74 % de l’occupation de tous les hôtels est déjà assurée, selon lui.
Pour éviter que des prix « exorbitants » soient pratiqués, le secteur a créé « un observatoire du tourisme » qui veillera à ce que « les prix soient en accord avec les services offerts ».
M. Lopes a cependant rejeté toute ingérence du gouvernement dans les prix.
« Il n’est pas juste que le gouvernement interfère maintenant que nous investissons dans le secteur », a-t-il déclaré. Il a rappelé qu’en juin 2012, lors du Sommet Rio+20 de l’ONU sur le développement durable, c’est une agence de tourisme qui servait d’intermédiaire qui avait pratiqué des prix abusifs, forçant le gouvernement à intervenir.
Pour lui, le rôle du gouvernement est de « promouvoir » la ville de Rio, porte d’entrée du tourisme – dont la violence à fait fuir les touristes pendant des décennies-, maintenant plus sûre avec la « pacification » des favelas.
« Il n’est pas normal qu’un pays-continent comme le Brésil plafonne depuis des années à cinq millions de touristes par an » contre 27 millions à Paris, a ajouté M. Lopes qui revendique que les grands événements sportifs servent de « levier pour l’augmenter ». « C’est maintenant ou jamais », a-t-il prévenu.
(Sources : agences)


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