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Moyen Orient et Monde - Vatican

François érige en priorité le dialogue avec l’islam

Le pape François a prononcé hier son premier discours devant les diplomates au Vatican. Face aux représentants de quelque 180 pays accrédités auprès du Saint-Siège, le premier pape argentin de l’histoire n’a pas prononcé une seule fois le mot guerre et ne s’est pas aventuré sur le terrain des conflits en cours. En revanche, il a plaidé pour « lutter contre la pauvreté soit matérielle, soit spirituelle (et) édifier la paix (...) Ce sont comme les points de référence d’un chemin auquel je désire inviter à prendre part chacun des pays que vous représentez ». De plus, le pape argentin s’est défini comme un « constructeur de ponts », y compris en raison de ses « origines italiennes » qui lui ont appris « le dialogue entre les cultures ». Parmi les liens à renforcer, il a cité « le dialogue entre les différentes religions. Je pense surtout au dialogue avec l’islam », et aussi « la rencontre avec les non-croyants », a-t-il précisé. 

 

(Lire aussi : Le style de Jorge Bergoglio, critique implicite de Benoît XVI)


L’université égyptienne d’al-Azhar a envoyé récemment un communiqué de quatre lignes, dans lequel l’imam Ahmad al-Tayyeb présente ses vœux au nouveau pape, souhaitant que soient partagées des « valeurs communes » et que s’ouvre une « époque positive ». Auparavant, le pontificat de Benoît XVI avait été marqué par la défiance des musulmans après le discours de Ratisbonne de 2006 où le pape allemand avait semblé assimiler violence et islam.
Ce discours dans le cadre solennel de la Salle royale au Vatican a été marqué par une nouvelle innovation : l’ancien cardinal argentin Jorge Bergoglio a parlé en italien, délaissant le français, langue diplomatique.
Par ailleurs, François va rencontrer aujourd’hui Benoît XVI dans la résidence d’été de Castel Gandolfo, première rencontre historique entre deux papes, l’un émérite, l’autre en exercice.
(Source : AFP)

 

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