Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, a parrainé hier une célébration à l’occasion de la Journée internationale de l’eau au palais de l’Unesco, en lançant un programme éducatif autour de la problématique de l’eau. « On peut produire de l’électricité, on peut s’approvisionner en pétrole, mais l’eau est une ressource qui s’épuise dont on ne peut se passer », a indiqué M. Bassil. « Il est ainsi de notre responsabilité nationale de préserver ce bien précieux et de sensibiliser les nouvelles générations pour éviter le gaspillage, car le monde se dirige vers une réalité économique où l’eau sera plus chère que le pétrole », a ajouté le ministre de l’Énergie. « Aujourd’hui plus de 250 millions de mètres cubes d’eau se déversent dans la mer depuis le fleuve de Nahr Ibrahim par exemple, et il est urgent pour le pays d’investir dans la construction de barrages pour préserver notre bien le plus précieux », a-t-il affirmé.
« Nous sommes également responsables de la préservation de nos nappes phréatiques », a souligné M. Bassil, indiquant que le Liban comptait plus de 60 000 puits sans licence d’exploitation, contre seulement 20 000 puits dans les normes.
Pour mémoire
Au Liban, on ne nage pas dans la mer, mais dans les eaux usées !

