Une vue de l’assistance. Photo Hassan Assal
Prenant la parole, Salwa Naccouzi, directrice régionale du bureau du Moyen-Orient de l’AUF, a souligné : « En ce jour particulier, au Liban même se pose toute la problématique du dialogue, et cela à l’heure où les femmes réclament des droits, où les grèves et manifestations expriment les craintes et les espoirs de la société civile, où les tensions confessionnelles menacent, où les médias se positionnent en arbitres ou en partisans, où les réfugiés affluent et nous renvoient à des questions difficiles entre intérêts nationaux et valeurs universelles. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons le devoir de répondre à ces questions par la politique. » « Nous devons y répondre aussi par l’éducation et la formation. Nous parlons souvent d’apprendre à accepter l’Autre, à dialoguer avec l’Autre. Il faudrait surtout apprendre et comprendre que l’Autre est dans chacun de nous », a-t-elle poursuivi.
De son côté, le ministre de la Culture Gaby Layoun, représentant le chef de l’État, a mis en exergue les quatre axes sur lesquels les personnes présentes au colloque plancheront : la résolution des conflits, le dialogue intercommunautaire et interreligieux, ainsi que le rôle des femmes et celui des médias. « Je vous invite à penser d’abord aux nouvelles générations qui, à l’ère de la mondialisation et du village planétaire, à l’ère des challenges imposés par la modernisation et l’informatisation, à l’ère de l’interdépendance des intérêts des États, attendent un changement radical dans ce Moyen-Orient bouillonnant où la voix de l’extrémisme, même minoritaire, semble l’emporter largement sur le dialogue et la voix de la raison. Nos jeunes ont besoin de mieux se connaître, d’apprendre à se respecter, de vivre en paix. Éduquons-les à l’amour et non à la haine », a-t-il dit.
Pour sa part, le vice-
président du conseil exécutif de l’Unesco, le représentant permanent de l’Arabie saoudite, Ziad ben Abdallah Idriss, a noté que « quelle que soit la situation, il ne faut jamais arrêter le dialogue, même aux pires moments de guerre et de lassitude ».
De son côté, le directeur du bureau régional de l’Unesco, Hamad ben Seif al-Hamami, a souligné que « ce colloque revêt une grande importance à l’heure où le monde arabe fait face à des crises politiques et sociales sans précédent », mettant l’accent sur le pluralisme culturel.

