Rechercher
Rechercher

Culture - Expositions

Les jardins des délices de Yolande Naufal

Par la magie de son pinceau, Yolande Naufal s’est construit un monde imaginaire. Un univers enchanté. Une sorte de jardin des délices peuplé de petits personnages naïfs, allègres et colorés. À l’allure orientale cette fois.

« Mon rêve, je l’invente », huile sur toile (60 x 40 cm).

Elle a choisi la peinture naïve comme refuge contre la grisaille. Une manière de réinventer la réalité, de recolorer la vie. Et, depuis ses premières expositions vers la fin des années 90, Yolande Naufal est restée fidèle à ce style enfantin, qu’elle préfère, pour sa part, qualifier de «merveilleux».
Cependant, bien qu’elle continue de puiser dans le registre des rêveries enfantines et des univers à la fraîche fantaisie, son art s’est affermi et son inspiration a évolué ces derniers temps, produisant une sorte de «métamorphose» (mot qu’elle a choisi comme titre de son exposition) dans sa peinture. Celle-ci est ainsi passée des joyeuses et vives farandoles de personnages de contes à des évocations toujours naïves mais «libanisées» de miniatures persanes.
Peintes à la verticale, à la manière de panneaux longitudinaux, ses récentes huiles sur toile – de petites et moyennes dimensions, exposées jusqu’au 27 mars à la galerie Surface libre*– dégagent une atmosphère orientale nouvelle. Laquelle se traduit par l’introduction de joueurs de oud et de cithares, ainsi que de personnages en tenues folkloriques locales dans ses récurrentes scènes champêtres. Mais aussi par son utilisation accentuée d’une palette de teintes chaudes (rouges, jaunes, brunes...) aux contrastes appuyés et à la chatoyante luminosité.
Il a quelque chose de l’illustration du livre d’images dans les dernières œuvres de cette artiste, également psychologue et... auteure de contes pour enfants. Mais à la manière d’une «enluminure». Une peinture rendue précieuse par la délicate miniaturisation des motifs, ainsi que ce petit «tachisme» doré dont Yolande Naufal saupoudre l’ensemble de la composition.
Ses personnages restent, toutefois, comme toujours, d’une allègre fraîcheur, batifolant, comme en apesanteur, dans un jardin d’Éden regorgeant de fleurs, d’arbres, de musique, de chants, d’animaux et de fruits.
Dans ses paysages au Parfum d’été et ses Jardins d’amitié où Toutes les fleurs sont présentes, des hommes, des femmes, des enfants interprètent le Chant du printemps, dansent sur une Musique d’Orient, longent Un chemin, une rivière, un songe et racontent Une histoire douce tissée de Mille et une roses...
Des tableaux mettant en scène une assemblée de gens simples, habitant un lieu d’éternelle enfance baigné de paix, d’amour et de joie, et qui donnent au visiteur de cette exposition une impression de Voyage au Liban heureux !

*Jal-el-Dib, rue BK, Jardin Dadour. Tél. : 04/715500.
Elle a choisi la peinture naïve comme refuge contre la grisaille. Une manière de réinventer la réalité, de recolorer la vie. Et, depuis ses premières expositions vers la fin des années 90, Yolande Naufal est restée fidèle à ce style enfantin, qu’elle préfère, pour sa part, qualifier de «merveilleux». Cependant, bien qu’elle continue de puiser dans le registre des rêveries enfantines et des univers à la fraîche fantaisie, son art s’est affermi et son inspiration a évolué ces derniers temps, produisant une sorte de «métamorphose» (mot qu’elle a choisi comme titre de son exposition) dans sa peinture. Celle-ci est ainsi passée des joyeuses et vives farandoles de personnages de contes à des évocations toujours naïves mais «libanisées» de miniatures persanes. Peintes à la verticale, à la manière de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut