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Culture - Cimaises

Walid el-Masri et ses chaises flottantes

Walid el-Masri présente son dernier travail à la galerie Ayyam et invite le « spectateur » non pas à s’asseoir sur ce siège qu’il croque dans tous ses états, mais à une nouvelle perception des images. L’exposition se déroule jusqu’au 4 avril.

La chaise, un objet simple qui représente une démarche artistique particulière.

Tout comme Magritte qui avait choisi une simple pipe, un objet usuel sans mystères ni ambiguïté pour expliquer sa propre vision picturale, novatrice à l’époque, voire révolutionnaire, Walid el-Masri élabore depuis 2005 une étude sur la chaise en la prenant comme point de départ pour une étude plus large sur l’acte de peindre. «Un travail en amont, dit l’artiste avec beaucoup de croquis à l’appui, des recherches et des études approfondies académiques ou expérimentales pour aboutir à un travail achevé et accompli. Je ne reviens jamais sur mon travail aussitôt terminé», poursuit-il. La chaise, donc, cet objet si simple et qui ne peut avoir différentes interprétations comme, par exemple, un cercle, devient le prétexte pour un questionnement total sur la démarche picturale.
Placé non au centre de la toile mais sortant presque du cadre, le siège interpelle le regard et invite à la réflexion. Le visiteur est ainsi appelé à participer à la toile et à tirer ses propres conclusions sur les multiples possibilités visuelles qu’offre l’image. La chaise n’est plus désormais ce figuratif, mais une abstraction qui, par un jeu subtil de couleurs (en aplats ou très délayées) et de perspective, ouvre le champ vers une profondeur dans
l’espace pictural.
Né en 1979 en Syrie, Walid el-Masri vit et travaille à Paris. Licencié de la faculté des beaux-arts de Damas, il a exposé en solo dans plusieurs galeries, notamment à Dubaï et en Syrie. L’artiste est un constructeur de volumes, un mélangeur de formes et de teintes. En façonnant ses œuvres à partir d’un angle extrême,Masri applique une couleur ou l’éclabousse sur le canevas. Il parvient ainsi à harmoniser les structures et à fixer le regard. Un travail dynamique et en mouvement avec des sièges qui disparaissent aux angles de la toile, créant ainsi une manière propre à lui de percevoir la réalité. Une réalité dont lui seul détient les clefs.

 

C. K.

Tout comme Magritte qui avait choisi une simple pipe, un objet usuel sans mystères ni ambiguïté pour expliquer sa propre vision picturale, novatrice à l’époque, voire révolutionnaire, Walid el-Masri élabore depuis 2005 une étude sur la chaise en la prenant comme point de départ pour une étude plus large sur l’acte de peindre. «Un travail en amont, dit l’artiste avec beaucoup de croquis à l’appui, des recherches et des études approfondies académiques ou expérimentales pour aboutir à un travail achevé et accompli. Je ne reviens jamais sur mon travail aussitôt terminé», poursuit-il. La chaise, donc, cet objet si simple et qui ne peut avoir différentes interprétations comme, par exemple, un cercle, devient le prétexte pour un questionnement total sur la démarche picturale. Placé non au centre de la toile mais...
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