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Liban - Grille Des Salaires

Les aiguilleurs du ciel se joindront à la grève demain jeudi

Le mouvement de protestation envisagé pour demain jeudi, en signe d’appui aux revendications salariales des composantes du comité de coordination syndicale, s’étend progressivement à tous les secteurs.

Après les employés du ministère et du Palais de justice, hier, ce sont les enseignants du secteur privé qui vont se joindre de nouveau à la manifestation prévue par le comité de coordination syndicale, sur l’autoroute Baabda-Hazmieh, en concomitance avec la réunion du Conseil des ministres, demain. Le président du syndicat des enseignants du secteur privé, Nehmé Mahfouz, a indiqué dans une conférence de presse que cette participation « est un avertissement adressé au gouvernement ». « Si nos revendications ne sont pas satisfaites, nous aurons de nouveau recours à l’escalade en coordination avec le comité de coordination syndicale, trois ou quatre jours après la manifestation de jeudi », a-t-il menacé.


Les aiguilleurs du ciel et les employés de la Direction générale de l’Aviation civile ont également annoncé leur décision de se joindre à l’action syndicale, en observant une grève de quatre heures. Concrètement, l’aéroport sera paralysé entre 10h et 14h.


La direction de l’aéroport a fait paraître un communiqué dans lequel elle énumère les vols qui seront perturbés à cause du mouvement de grève, en expliquant cependant que la suspension de la navigation aérienne ne concerne pas les avions gouvernementaux libanais et étrangers, ainsi que les cas d’urgence et les appareils de passage dans l’espace aérien libanais.


L’initiative des employés de l’aéroport a été saluée par le comité de coordination syndicale qui a organisé hier son sit-in devant le ministère de la Justice. Les employés de ce département ainsi que ceux du Palais de justice se sont joints aux protestataires, pour réclamer une approbation en Conseil des ministres, demain, de la nouvelle grille des salaires. S’exprimant au nom des employés du ministère, Joseph Talj a rendu un vibrant hommage aux magistrats « pour leur soutien à nos revendications légitimes en ces temps difficiles ». Un enseignant à la retraite, Mansour Aoun, a ensuite fait part de son expérience, en expliquant qu’après 45 ans de loyaux services dans le secteur public, il n’a eu « que la médaille de l’enseignant que j’ai soigneusement dissimulée dans un tiroir pour que mes proches ne se moquent pas de moi, avant de souligner les fins de mois difficiles et de critiquer le ministre de l’Économie, Nicolas Nahas, qui avait proposé au gouvernement de retrancher 22 % des pensions de retraite ».


Le président de la ligue des fonctionnaires de l’administration publique, Mahmoud Haydar, a pour sa part souligné que la journée de jeudi « sera historique parce qu’elle reflétera l’unité du peuple libanais et marquera l’émergence d’un mouvement syndical indépendant et démocratique ». Une idée sur laquelle le président du comité de coordination syndicale a également insisté, après avoir déploré l’attaque contre quatre cheikhs dimanche. MM. Haydar et Gharib ont tous deux appelé le chef du gouvernement, Nagib Mikati, à approuver la nouvelle grille des salaires et à la transmettre au Parlement, « sans se laisser intimider par les organismes économiques ».


Dans un communiqué publié lundi, ces derniers avaient de nouveau tiré la sonnette d’alarme, en développant les « effets catastrophiques » des nouvelles majorations salariales envisagées dans le public. Hier, un groupe d’économistes a fait paraître un communiqué, accusant les organismes économiques de « gonfler l’impact de celles-ci sur l’économie nationale ». Le texte est cosigné par l’ancien ministre Charbel Nahas, et MM. Albert Dagher Jad Chaabane, Hassan Khalil, Hassan Mokalled, Rida Hamdan, Roger Hajj, Ziad Hafez, Abdel Halim Fadlallah, Adnane Hajj, Ghazi Wazni, Ghaleb Abou Mosleh, Ghassan Dibé, Kamal Hamdan, Mohammad Zbib, Moufid Koteich, Najib Issa et Nesrine Salti.


Après avoir souligné « la légitimité des revendications du comité de coordination syndicale, les signataires ont invité le gouvernement à les satisfaire, partant du principe que la nouvelle grille des salaires n’est qu’un réajustement de traitements qui ont perdu leur pouvoir d’achat depuis 1996, à cause du gap ignoré par les gouvernements successifs entre la valeur numérique des salaires et la cherté de vie ».


Selon eux, l’approbation de la nouvelle grille « revêt une importance capitale à cause de la régression des postes budgétaires du revenu disponible, due à l’inaptitude de l’État à assurer les allocations sociales ainsi que des services de base efficaces, et à établir un filet de sécurité social ». « Cela contraint les salariés à financer une partie essentielle de ces services de leurs propres revenus mensuels », ont-ils dit.


Ils ont ensuite indiqué que le financement de l’échelle des salaires « doit se faire dans le cadre du budget de l’État et à travers des mesures fiscales spécifiques touchant principalement aux bénéfices des sociétés, des individus et des institutions financières, ainsi qu’aux intérêts bancaires et impliquant une lutte contre l’évasion fiscale, avant de plaider également pour une réforme administrative sérieuse incluant impérativement un arrêt du gaspillage des deniers publics ».

 

 

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Après les employés du ministère et du Palais de justice, hier, ce sont les enseignants du secteur privé qui vont se joindre de nouveau à la manifestation prévue par le comité de coordination syndicale, sur l’autoroute Baabda-Hazmieh, en concomitance avec la réunion du Conseil des ministres, demain. Le président du syndicat des enseignants du secteur privé, Nehmé Mahfouz, a indiqué dans une conférence de presse que cette participation « est un avertissement adressé au gouvernement ». « Si nos revendications ne sont pas satisfaites, nous aurons de nouveau recours à l’escalade en coordination avec le comité de coordination syndicale, trois ou quatre jours après la manifestation de jeudi », a-t-il menacé.
Les aiguilleurs du ciel et les employés de la Direction générale de l’Aviation civile ont également...
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Des syndicats illogiques pour des ministres irresponsbles . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

15 h 32, le 20 mars 2013

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Commentaires (1)

  • Des syndicats illogiques pour des ministres irresponsbles . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    15 h 32, le 20 mars 2013

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