"Nous demandons un gouvernement intérimaire pour tout le territoire syrien, un gouvernement qui serait le seul gouvernement légitime dans le pays", a déclaré à l'AFP M. Idriss, en marge d'une réunion de la Coalition nationale syrienne, qui rassemble la plupart des opposants au régime de Damas.
"Toute institution qui ne suit pas ce gouvernement serait considérée comme agissant de manière illégitime et serait poursuivie", a ajouté M. Idriss.
La Coalition est réunie depuis lundi et pour deux jours à Istanbul pour tenter d'élire un premier ministre chargé de gérer les territoires de Syrie conquis par les rebelles hostiles au président Bachar al-Assad, deux ans après le début d'une guerre qui a déjà fait 70.000 morts
Au cours d'une conférence de presse, M. Idriss a souligné que les rebelles respecteraient l'autorité de ce premier ministre et de son gouvernement intérimaire.
"Nous soutiendrons ce gouvernement et travaillerons sous son égide", a-t-il dit.
Il a également assuré que son organisation serait capable d'assurer la protection de cet exécutif, que l'opposition entend installer en territoire syrien.
"Avec ses capacités limitées en armes, l'ASL peut protéger les territoires libérés contre toutes les attaques de l'armée, à l'exception des attaques aériennes et par missiles", a affirmé M. Idriss.
"Nous prenons la responsabilité de protéger le gouvernement (intérimaire) dans toutes les zones libérées de Syrie, et si un ministre veut se rendre dans une zone non libérée, nous prenons la responsabilité de le protéger, jusqu'au coeur de Damas", a-t-il insisté.
Le chef rebelle a également garanti que l'ASL était en mesure de contrôler les armes qu'on lui confiait, alors que la France s'est dite prête à armer les rebelles avec la Grande-Bretagne, même en l'absence d'un consensus au sein de l'Union européenne.
"Nous espérons que les pays européens prendront la décision de nous donner des armes et des munitions (...) Nous leur donnons toutes les garanties que ces armes ne tomberont pas dans de mauvaises mains ou dans celles d'extrémistes".


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