Ennahda se dit contre l’excision des filles
Le parti islamiste Ennahda au pouvoir en Tunisie a souligné hier qu’il était contre l’excision des filles alors que l’un de ses dirigeants l’avait qualifiée, selon un quotidien arabophone, d’opération de chirurgie « esthétique ». « Nous n’approuvons guère l’excision des filles qui n’est pas une position d’Ennahda ou de la religion et ne fait pas partie de notre culture en Tunisie », a précisé à la presse Rached Ghannouchi, chef du parti.
Une déclaration à la presse d’un responsable du mouvement Ennahda, Habib Ellouz, également député à l’Assemblée nationale constituante (ANC), sur l’excision avait fait scandale en Tunisie. « Dans les régions (d’Afrique) où il fait chaud, les gens sont contraints d’exciser les filles à titre de thérapie car dans ces régions, les clitoris sont trop grands et gênent l’époux », avait-il dit, selon le journal arabophone Le Maghreb publié dimanche. Selon la même source, M. Ellouz a précisé qu’« on excise ce qu’il y a en plus, mais ce n’est pas vrai que l’excision supprime le plaisir chez les femmes, c’est l’Occident qui a exagéré le sujet. L’excision est une opération esthétique pour la femme ».
Égypte
Les islamistes opposés à un texte de l’ONU sur les femmes
Les Frères musulmans en Égypte ont estimé hier qu’un document sur les femmes actuellement en discussion à l’ONU était contraire à l’islam et conduirait à la « déchéance totale de la société » en cas d’adoption. Des gouvernements et des ONG du monde entier devaient conclure hier à New York deux semaines de discussions sur les façons de mettre fin aux violences contre les femmes et les enfants.
La confrérie se dit ainsi opposée à dix points du texte, notamment l’« égalité totale dans la législation du mariage » et « l’annulation de la nécessité de demander l’accord du mari pour voyager, travailler ou utiliser des moyens contraceptifs ». Elle dénonce encore le fait d’« accorder à l’épouse le droit de poursuivre en justice son mari pour viol ou harcèlement sexuel ». Pour les Frères musulmans, le document donne à la société des « moyens destructifs pour porter atteinte à la famille » notamment en accordant aux filles une « totale liberté sexuelle » et en leur donnant accès à des moyens contraceptifs.


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