À Bagdad, hier, dans la zone verte, qui abrite notamment le Parlement et nombre d’ambassades. Ahmad al-Rubaye/AFP
Indemne
L’attaque n’a pas été revendiquée, mais les groupes armés sunnites, dont el-Qaëda en Irak, s’en prennent régulièrement aux forces de sécurité et aux représentants du gouvernement, honni, du chiite Nouri al-Maliki. Le mois passé, 220 personnes ont péri dans des violences. Les insurgés visent la police, l’armée, la communauté chiite, mais aussi les Irakiens impliqués dans la vie politique locale ou nationale. En témoigne deux autres événements qui ont eu lieu plus tôt hier. En effet, un attentat à la bombe a ainsi visé un candidat aux élections provinciales d’avril : Khaled Hussein al-Daraji était en voiture lorsqu’une bombe magnétique fixée au véhicule a explosé, tuant le chauffeur. M. Daraji est quant à lui indemne. Et au nord de Bagdad, le cheikh sunnite Qaïs Abdul Karim al-Janabi a été enlevé avec six membres de sa famille, dont son fils, Abdul Karim, lui aussi candidat au scrutin d’avril. Ces élections, et la campagne qui les précède, se déroulent dans un contexte extrêmement tendu. Depuis fin décembre, des manifestations sont organisées dans les régions où les sunnites sont majoritaires pour réclamer la démission de M. Maliki et la fin de la « marginalisation » dont ils s’estiment victimes.
(Source : AFP)

