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Tsunami : la Chine absente des cérémonies d'anniversaire, Tokyo "déçu"

Le Japon s'est déclaré mardi "déçu" que la Chine n'ait délégué personne pour participer aux cérémonies officielles du deuxième anniversaire du séisme et du tsunami de mars 2011, Pékin ayant apparemment été mécontent du "traitement diplomatique" réservé à un représentant de Taïwan.

 

"Le gouvernement japonais avait expliqué à la Chine qu'elle entendait traiter Taïwan en rapport avec l'énorme soutien apporté" au Japon lorsqu'il a été frappé par ce désastre il y a deux ans, a déclaré à la presse le secrétaire général du gouvernement Yoshihide Suga.

 

Le Japon, a-t-il encore précisé, avait encore indiqué à la Chine que "cela ne changeait en rien la position du Japon concernant le statut de Taïwan telle qu'exprimée dans la déclaration commune sino-japonaise" de 1972.

Dans ce texte, le Japon reconnait Pékin comme "le seul gouvernement légal de Chine".

 

La Chine considère quant à elle Taïwan comme une province rebelle et entend la ramener sous son autorité, au besoin par la force. "La Chine n'a pas compris (notre position) et était absente, ce qui est extrêmement décevant et très dommage", a poursuivi l'officiel japonais.

 

Lundi, une cérémonie officielle en présence de l'Empereur et l'Impératrice, ainsi que du Premier ministre Shinzo Abe, s'est déroulée au Théâtre national de Tokyo, à la fin de laquelle tous les diplomates présents ont été invités à déposer une fleur blanche sur une sorte d'autel en mémoire des près de 19.000 morts de la catastrophe.

 

Le même jour, le ministère chinois des Affaires étrangères avait exprimé au Japon son opposition à voir un représentant de Taïwan "traité sur un pied d'égalité avec des diplomates ou des représentants d'institutions internationales".

 

L'an dernier, lors du premier anniversaire du séisme et du tsunami de mars 2011, le gouvernement japonais de centre-gauche, n'avait pas retenu Taïwan dans la liste des pays nommés lors de la cérémonie officielle.

Cette nouvelle friction sino-japonaise intervient alors que trois navires gouvernementaux chinois ont fait mardi matin une brève incursion dans les eaux territoriales des îles Senkaku, un archipel en mer de Chine orientale administré par Tokyo mais vigoureusement revendiqué par Pékin sous le nom de Diaoyu.

 

Pékin y envoie régulièrement des navires, mais aussi ponctuellement des avions, depuis que le Japon a nationalisé en septembre 2012 trois des cinq îles en les achetant à leur propriétaire privé japonais. Le différend territorial s'était alors aggravé, avec notamment une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, à travers la Chine.

Cet archipel est à 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa (sud du Japon) et 200 au nord-est des côtes de Taïwan, qui le revendique également.

 

En février dernier, le Premier ministre Shinzo Abe a déclaré peu après un entretien avec Barack Obama à Washington qu'"aucun pays ne devrait se tromper, ou sous-estimer la fermeté de notre résolution".

Le Japon s'est déclaré mardi "déçu" que la Chine n'ait délégué personne pour participer aux cérémonies officielles du deuxième anniversaire du séisme et du tsunami de mars 2011, Pékin ayant apparemment été mécontent du "traitement diplomatique" réservé à un représentant de Taïwan.
 
"Le gouvernement japonais avait expliqué à la Chine qu'elle entendait traiter Taïwan en rapport avec l'énorme soutien apporté" au Japon lorsqu'il a été frappé par ce désastre il y a deux ans, a déclaré à la presse le secrétaire général du gouvernement Yoshihide Suga.
 
Le Japon, a-t-il encore précisé, avait encore indiqué à la Chine que "cela ne changeait en rien la position du Japon concernant le statut de Taïwan telle qu'exprimée dans la déclaration commune sino-japonaise" de 1972.
Dans ce texte, le Japon...