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Lifestyle - Disparition

Le rideau tombe pour Jérôme Savary

L’auteur et metteur en scène français infatigable s’est éteint lundi soir.
Auteur, comédien et metteur en scène infatigable, grand défenseur de la démocratisation du théâtre, Jérôme Savary est mort lundi soir à l’âge de 70 ans des suites d’un cancer à l’hôpital franco-britannique de Levallois-Perret, a annoncé sa famille hier. Boulimique de théâtre, il a mis en scène en près de cinquante ans une centaine de pièces, et joué dans quelques-unes d’entre elles.
Né le 27 juin 1942 à Buenos Aires où son père était exploitant agricole, Jérôme Savary rejoint ensuite le collège de Chambon-sur-Lignon, puis gagne l’École des arts décoratifs de Paris. Après un séjour à New York puis à Buenos Aires où il fait son service militaire, Jérôme Savary rentre en France pour fonder en 1966 la compagnie du Magic Circus, avant de diriger le théâtre national de Chaillot de 1988 à 2000. Il y monte les grands classiques, comme D’Artagnan, Le Bourgeois Gentilhomme ou Le songe d’une nuit d’été, mais aussi les comédies musicales Zazou et Marilyn Montreuil. Directeur de l’Opéra Comique de 2000 à 2006, Jérôme Savary était également un habitué du théâtre Mogador, mettant en scène, entre autres, Cyrano de Bergerac ou La femme du boulanger.
Pourfendeur d’une démocratisation du théâtre qui passerait forcément par une baisse des prix, il expliquera dans une interview en 2000 préférer que les « subventions aillent à des fauteuils occupés plutôt qu’à des fauteuils vides ». Celui qui prendra l’habitude de s’afficher un gros cigare à la bouche n’aura de cesse tout au long de sa carrière de vouloir plaire au public et remplir les salles. En 1987, il est récompensé pour Cabaret, qui décroche le Molière du spectacle musical. Également connu en Europe, il monte des opéras à la Scala de Milan, au festival de Bregenz, en Autriche ou au Grand Théâtre de Genève. Chevalier de la Légion d’honneur et des Arts et des Lettres, il fait une petite incursion au cinéma dans les années 1970 avec La fille du garde-barrière et Le boucher, la star et l’orpheline.

 « Prince du spectacle »
« C’est une grande perte parce que c’était un homme extrêmement original. Il avait une vision du spectacle très personnelle. C’était un peu Sacha Guitry », a réagi sur France Info le comédien Michel Galabru, qui a joué avec lui, notamment dans La femme du boulanger.
« C’était un homme de passion, de folies, qui a fait des choses tout à fait remarquables (...). C’était un metteur en scène extrêmement original, avec plein d’inventions, d’imagination, un univers singulier qu’il faisait partager », a de son côté estimé Robert Hossein. Pour le metteur en scène et réalisateur, Jérôme Savary « a apporté au théâtre quelque chose de tout à fait personnel, d’étonnant, de gaieté et de vie ». « Tout ce qu’il faisait était lumineux, joyeux, plein d’humour. Il était plein de génie et de talent et savait se renouveler », a relevé M. Hossein.
« Mort d’un prince du spectacle, extrême tristesse : il faudra qu’un admirateur s’attelle vite à un Dictionnaire amoureux de Jérôme Savary », a de son côté réagi Gilles Jacob, le président du Festival de Cannes, sur son compte Twitter. Pour Arielle Dombasle, qui a été dirigée par l’homme de théâtre, il était « une sorte de merveilleux monsieur Loyal et de clown triste aussi », et pour le comédien Jacques Weber, « un poète ». Bertrand Delanoë, le maire PS de Paris, s’est rappelé de « son audace, son impertinence, son talent d’innovation, sa générosité, sa soif insatiable du spectacle ». Et Harlem Désir, numéro un du PS, « d’un créateur de génie qui a mis tout le souffle de sa vie dans son art ! »

(Source : AFP)
Auteur, comédien et metteur en scène infatigable, grand défenseur de la démocratisation du théâtre, Jérôme Savary est mort lundi soir à l’âge de 70 ans des suites d’un cancer à l’hôpital franco-britannique de Levallois-Perret, a annoncé sa famille hier. Boulimique de théâtre, il a mis en scène en près de cinquante ans une centaine de pièces, et joué dans quelques-unes d’entre elles.Né le 27 juin 1942 à Buenos Aires où son père était exploitant agricole, Jérôme Savary rejoint ensuite le collège de Chambon-sur-Lignon, puis gagne l’École des arts décoratifs de Paris. Après un séjour à New York puis à Buenos Aires où il fait son service militaire, Jérôme Savary rentre en France pour fonder en 1966 la compagnie du Magic Circus, avant de diriger le théâtre national de Chaillot de 1988 à 2000. Il...
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