Accorder l’accès à Parchin serait une décision propre à « créer de la confiance », a jugé M. Amano lors d’une conférence de presse plus tard dans la journée, rappelant que les inspecteurs avaient déjà pu visiter un bâtiment de cette base située près de Téhéran en 2005.
Jusqu’ici, l’accès à Parchin était inclus dans les discussions sur un accord d’« approche structurée » visant à donner aux inspecteurs de l’AIEA un accès plus large à des sites, documents ou individus pouvant l’aider à déterminer la nature du programme nucléaire iranien.
Malgré plusieurs réunions depuis un an, la dernière ayant eu lieu à la mi-février, aucun progrès n’a pu être réalisé. De quoi inciter l’AIEA, comme le laissent entendre les propos de M. Amano, à repenser sa stratégie. « Je voudrais clarifier le fait qu’un document sur une approche structurée n’est pas une fin en soi », a-t-il dit dans son discours. « Nous ne devons pas perdre de vue l’objectif qui consiste à régler toutes les questions en suspens concernant le programme nucléaire iranien. Le dialogue doit donner des résultats. J’aimerais être en mesure de faire état de réels progrès à la prochaine réunion du conseil en juin », a-t-il martelé.
L’appel de M. Amano fait écho à celui lancé par les grandes puissances à l’Iran la semaine dernière, au cours d’une rencontre à Almaty, au Kazakhstan. L’Iran a qualifié la rencontre de tournant, les grandes puissances ont surtout choisi de souligner son caractère « utile », dans l’attente d’une nouvelle rencontre début avril. « Les négociations ne se poursuivront pas simplement pour le (seul) fait de négocier (...) Il n’y a pas un laps de temps infini », a déclaré à cet égard le secrétaire d’État américain John Kerry hier à Riyad.
Comme la réunion d’Almaty a permis d’apaiser quelque peu l’atmosphère, le conseil de l’AIEA ne devrait pas au cours de sa réunion se montrer trop sévère envers ce pays, selon des diplomates à Vienne.
(Source : AFP)

