Plusieurs sources sécuritaires estiment qu’il est probable que les éléments du groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui ont revendiqué l’enlèvement du 19 février de la famille française dans le nord du Cameroun et se sont enfuis au Nigeria, ont ensuite pris la direction du nord vers le lac Tchad. « Nous patrouillons jour et nuit, et nuit et jour », assure le commandant qui refuse de donner les effectifs déployés sur le terrain. « Nous ne manquons de rien. Nous avons le carburant nécessaire pour assurer la mission », poursuit-il alors que sa pirogue motorisée remonte la Logone, rivière qui sépare le Tchad du Cameroun. S’il s’avère que la famille française est réellement dans cette zone, elle n’a pas été choisie au hasard par les ravisseurs. Malgré toute sa détermination et sa volonté affichées, la quête du commandant Aboubakar est comme chercher une aiguille dans une botte de foin : des milliers de bateaux, pirogues et autres embarcations circulent dans tous les sens sur le lac et ses affluents, pour la pêche, chargés de passagers, mais aussi de bois, de gas-oil ou essence, de sable, de sacs de riz, de produits agricoles. « Nous avons des missions de renseignements, nous patrouillons, nous faisons tout ce qu’on peut, lance avec énergie le commandant Aboubakar. Je suis musulman, mais ces salauds-là ne le sont pas. Ils enlèvent des familles, des enfants ! Ils tuent. Ce n’est pas le Coran. Je prie Dieu pour les attraper et libérer les Français, et je m’attelle à ma tâche (...) Notre travail n’est pas facile mais il faut le faire. Car même si nous ne les voyons pas, peut-être que eux nous voient. Si on les empêche de bouger, c’est déjà quelque chose. »
Moyen Orient et Monde
Ce qu’ils veulent, c’est « attraper ces salopards »
OLJ / le 04 mars 2013 à 00h08
Plusieurs sources sécuritaires estiment qu’il est probable que les éléments du groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui ont revendiqué l’enlèvement du 19 février de la famille française dans le nord du Cameroun et se sont enfuis au Nigeria, ont ensuite pris la direction du nord vers le lac Tchad. « Nous patrouillons jour et nuit, et nuit et jour », assure le commandant qui refuse de donner les effectifs déployés sur le terrain. « Nous ne manquons de rien. Nous avons le carburant nécessaire pour assurer la mission », poursuit-il alors que sa pirogue motorisée remonte la Logone, rivière qui sépare le Tchad du Cameroun. S’il s’avère que la famille française est réellement dans cette zone, elle n’a pas été choisie au hasard par les ravisseurs. Malgré toute sa détermination et sa volonté affichées, la quête du commandant Aboubakar est comme chercher une aiguille dans une botte de foin : des milliers de bateaux, pirogues et autres embarcations circulent dans tous les sens sur le lac et ses affluents, pour la pêche, chargés de passagers, mais aussi de bois, de gas-oil ou essence, de sable, de sacs de riz, de produits agricoles. « Nous avons des missions de renseignements, nous patrouillons, nous faisons tout ce qu’on peut, lance avec énergie le commandant Aboubakar. Je suis musulman, mais ces salauds-là ne le sont pas. Ils enlèvent des familles, des enfants ! Ils tuent. Ce n’est pas le Coran. Je prie Dieu pour les attraper et libérer les Français, et je m’attelle à ma tâche (...) Notre travail n’est pas facile mais il faut le faire. Car même si nous ne les voyons pas, peut-être que eux nous voient. Si on les empêche de bouger, c’est déjà quelque chose. »


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