Rechercher
Rechercher

Sport

Quand les grands événements sportifs créent de la croissance

L’Euro 2016 de football, comme tous les grands événements sportifs prévus prochainement en France, devrait générer de la croissance et des dizaines de milliers d’emplois dans les villes hôtes et sur le territoire. Reste à savoir s’ils survivront à la fin des compétitions.
En 2011, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) avait chiffré à un peu moins de 10 000 le nombre d’emplois directs et indirects induits par les chantiers de l’Euro.
Si l’on s’en tient aux seuls stades, 1,5 milliard d’euros seront injectés dans l’économie. Inespéré pour le BTP en temps de crise et de ralentissement des commandes.
Mais le béton de l’Euro, ce ne sont pas seulement les enceintes sportives. Routes, transports en commun, parking, hôtels... Tout est à prévoir autour des nouvelles enceintes, notamment de nouvelles lignes de transport et de véritables petites villes. Et les emplois induits seront pérennisés si les exploitants des stades parviennent à en faire ces « lieux de vie, 300 jours par an au lieu de 25 actuellement », comme on le souhaite notamment chez Vinci Stadium.
À Lyon par exemple, la construction du Stade des Lumières, des immeubles environnants (centres de loisirs, hôtels, boutiques) et des infrastructures de transport va occuper « entre 2 500 et 3 000 personnes durant 30 mois », selon Patrick Iliou, directeur général adjoint de l’Olympique lyonnais, maître d’œuvre du stade, et « un millier d’emplois pérennes en phase d’exploitation, sans parler des extras qui s’y adjoindront les soirs de match ».

Le rugby comme modèle
Outre les stades, dont la construction ou rénovation n’est qu’une incidente de la compétition, l’Euro va générer un surcroît d’activité directe notable dans les transports et doper le tourisme. Patron du comité d’organisation de la compétition, Jacques Lambert souhaiterait que « tout le territoire profite de l’Euro, et pas seulement les villes hôtes. La traversée en train pour se rendre de Lille à Marseille, d’un match à l’autre, pourrait être l’occasion de s’arrêter en Bourgogne par exemple ».
En 2007, la Coupe du monde de rugby organisée en France avait ainsi été un succès incontestable, et pas seulement à l’échelle des villes hôtes, générant des retombées économiques estimées à 540 millions d’euros.
« Les grands événements sont indéniablement des leviers de croissance à plusieurs égards », juge Philippe Augier, maire de Deauville et auteur d’un rapport sur l’accueil des grands événements. « Ils créent de l’activité, de l’aménagement du territoire, de l’image et du lien social, poursuit-il. La question est de savoir jusqu’à quand. Il faut transcender l’événement afin d’en tirer des retombées pérennes. »
Les Jeux équestres mondiaux en 2014, l’Euro 2016, les Mondiaux de hand en 2017, la Ryder Cup en 2018... La France a autant d’occasions de faire fructifier ses rendez-vous sportifs.
Les Jeux équestres qui se dérouleront à Caen vont encore dynamiser une filière équine locale en croissance constante depuis dix ans. « C’est un secteur qui créé localement un millier d’emplois par an, note M. Augier, également partie prenante, en tant qu’élu, dans l’organisation de la compétition. Ce sera accentué avec les Jeux. » Et la Ryder Cup devrait représenter 50 à 55 000 nuitées par jour durant le temps de la compétition. Un apport non négligeable à l’économie touristique nationale.
Mais c’est le minimum, notait Philippe Augier dans son rapport, « pour un pays qui a tout inventé : la Coupe du monde de foot, le Tour de France, l’exposition universelle, et qui a relancé les Jeux olympiques ».

(Source : AFP)
En 2011, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) avait chiffré à un peu moins de 10 000 le nombre d’emplois directs et indirects induits par les chantiers de l’Euro.Si l’on s’en tient aux seuls stades, 1,5 milliard d’euros seront injectés dans l’économie. Inespéré pour le BTP en temps de crise et de ralentissement des commandes.Mais le béton de l’Euro, ce ne sont pas seulement les enceintes sportives. Routes, transports en commun, parking, hôtels... Tout est à prévoir autour des nouvelles enceintes, notamment de nouvelles lignes de transport et de véritables petites villes. Et les emplois induits seront pérennisés si les exploitants des stades parviennent à en faire ces « lieux de vie, 300 jours par an au lieu de 25 actuellement », comme on le souhaite notamment chez Vinci Stadium.À Lyon par...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut