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Moyen Orient et Monde - Vatican

Un conclave plus conservateur et plus « romain » élira le pape

Aucun nom ne se détache encore parmi les candidats potentiels.

Le conclave de cardinaux qui choisira courant mars le successeur de Benoît XVI est plus européen, plus conservateur et plus « romain » que celui qui a élu le pape démissionnaire il y a près de huit ans. Benoît XVI a nommé plus de la moitié des cardinaux qui se réuniront pour élire son successeur. Les autres avaient été choisis par son prédécesseur, Jean-Paul II, avec lequel il a partagé la volonté de réaffirmer les valeurs traditionnelles du catholicisme. L’un et l’autre ont fait en sorte que tout nouveau cardinal soit absolument fidèle à la doctrine de l’Église, à savoir favorable au célibat des prêtres, fidèle à l’autorité du Vatican, hostile à l’avortement et à l’accès des femmes à la prêtrise, et adversaire du mariage homosexuel et d’autres réformes sociétales libérales.


Maintenant que la doctrine conservatrice est défendue par tous, cardinaux et hauts dignitaires de la curie romaine (les organismes assistant le pape) déclarent que les enjeux concernant l’élection porteront sur l’âge des candidats, leur nationalité et les qualités dont ils peuvent se prévaloir à la tête de l’Église. « La question essentielle, c’est de savoir si nous souhaitons un long pontificat ou non », explique le cardinal suisse Kurt Koch, âgé de 62 ans et président du Conseil pontifical pour la promotion et l’unité des chrétiens. « Pour ce qui est de l’homme à proprement parler, je peux imaginer un pape latino-américain ou africain. »

Pas de « portrait-robot »
Aucun nom ne se détache parmi les candidats potentiels, ce qui en fait une élection nettement plus ouverte que lors du conclave à huis clos d’avril 2005, lors duquel le cardinal allemand Joseph Ratzinger faisait figure de favori. À 85 ans, Benoît XVI quittera son ministère au soir du 28 février. Les 117 cardinaux habilités à élire son successeur se réuniront dans la chapelle Sixtine pour le conclave, appelé à s’ouvrir autour de la mi-mars et à durer plusieurs jours. Le pape démissionnaire a nommé 67 des électeurs, soit 57,3 % des membres du prochain conclave. On n’est guère loin de la majorité des deux tiers requise pour élire le souverain pontife. Ainsi, « il est vraiment remarquable qu’il ait réussi à créer cette majorité en huit ans (de pontificat) », déclare Robert Mickens, correspondant au Vatican de l’hebdomadaire catholique britannique The Tablet. Hormis le fait que ce conclave sera plus conservateur que tous ceux ayant suivi le concile Vatican II, aucun « portrait-robot » des cardinaux actuels ne se dessine, estime Mickens. Certains sont des orateurs charismatiques, comme le cardinal de Manille Luis Tagle, 55 ans, tandis que d’autres, comme le cardinal de New York Timothy Dolan, 63 ans, ont joué un rôle actif dans le débat public sur certaines questions morales.

Élection dans l’ombre de Benoît XVI
L’Europe dominera à une courte majorité le conclave, avec 61 électeurs sur un total de 117. C’est trois de plus qu’en 2005. L’Italie, pays le mieux représenté, aligne 28 électeurs cette fois-ci, contre 20 en 2005. Seuls neuf de ces 28 sont archevêques de villes italiennes, les autres appartenant à la curie, où l’Italie domine. La curie pèsera cette fois-ci 39 électeurs, 11 de plus qu’il y a huit ans. De plus, alors que 42 % des catholiques du monde entier vivent en Amérique latine, cette région ne compte que 19 électeurs, un de plus qu’en 2005. Le Brésil, plus grand pays catholique au monde, a cinq fois plus de fidèles que l’Allemagne, mais un électeur de moins.


Pour être élu, travailler à Rome peut être un avantage, mais pas toujours. Le cardinal ghanéen Peter Turkson qui, à 64 ans, préside le conseil pontifical « Justice et paix », incarne l’Afrique pour les cardinaux qui souhaitent un pape non européen, et son expérience au Vatican rassure ceux qui ont des réticences envers un pontife venu du reste du monde. Quant au cardinal argentin Leonardo Sandri, âgé de 69 ans, il s’agit d’un « romain » classique. Né en Argentine où il a grandi, ce fils d’immigrants italiens a passé sa vie d’adulte à la curie, ce qui lui vaut d’avoir un réseau important à Rome où il officie depuis 2007 comme préfet de la Congrégation des églises orientales. En revanche, il est relativement peu connu des cardinaux pris dans leur ensemble. Enfin, à 68 ans, le cardinal canadien Marc Ouellet est une sorte de directeur des ressources humaines en tant que préfet de la congrégation pour les évêques depuis 2010. Cet intellectuel né au Québec a une longue expérience de l’Amérique latine. Les cardinaux seront attentifs, d’ici à la renonciation du souverain pontife le 28 février, à tout signe de Benoît XVI laissant penser qu’il penche pour tel ou tel nom.

 

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Le conclave de cardinaux qui choisira courant mars le successeur de Benoît XVI est plus européen, plus conservateur et plus « romain » que celui qui a élu le pape démissionnaire il y a près de huit ans. Benoît XVI a nommé plus de la moitié des cardinaux qui se réuniront pour élire son successeur. Les autres avaient été choisis par son prédécesseur, Jean-Paul II, avec lequel il a partagé la volonté de réaffirmer les valeurs traditionnelles du catholicisme. L’un et l’autre ont fait en sorte que tout nouveau cardinal soit absolument fidèle à la doctrine de l’Église, à savoir favorable au célibat des prêtres, fidèle à l’autorité du Vatican, hostile à l’avortement et à l’accès des femmes à la prêtrise, et adversaire du mariage homosexuel et d’autres réformes sociétales libérales.
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commentaires (1)

Le Cardinal KK réfléchit comme un Suisse...c'est à dire qu'il a des chiffres à la place de l'Esprit Saint...ferait mieux de la fermer...le Pape n'est pas une fonction arithmétique...j'ai trouvé courageuse la renonciation de Benoît XVI.Mais je commence à me demander si c'était vraiment une bonne idée...il semble bien que certains Cardinaux se croient revenus à l'époque de la Renaissance...et oublient qu'ils ne sont QUE cardinaux...le Pae devarit avoir tel âge ou tel truc ou tel machin....un peu de modestie,les hommes en rouge,un peu de modestie...les princes de l'Eglise,c'est fini çà...

GEDEON Christian

09 h 06, le 19 février 2013

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Commentaires (1)

  • Le Cardinal KK réfléchit comme un Suisse...c'est à dire qu'il a des chiffres à la place de l'Esprit Saint...ferait mieux de la fermer...le Pape n'est pas une fonction arithmétique...j'ai trouvé courageuse la renonciation de Benoît XVI.Mais je commence à me demander si c'était vraiment une bonne idée...il semble bien que certains Cardinaux se croient revenus à l'époque de la Renaissance...et oublient qu'ils ne sont QUE cardinaux...le Pae devarit avoir tel âge ou tel truc ou tel machin....un peu de modestie,les hommes en rouge,un peu de modestie...les princes de l'Eglise,c'est fini çà...

    GEDEON Christian

    09 h 06, le 19 février 2013

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