Hayssam Challah, propriétaire du restaurant Manara à Nice.
Le « Manara » de Nice
Dans son voyage depuis Ras-Beyrouth au vieux port de Nice, Hayssam Challah a emporté avec lui le phare pour en faire un restaurant du même nom : le « Manara ». Plusieurs restaurants libanais de quartier fonctionnent dans cette belle ville de la Côte d’Azur, mais le restaurant-lounge « Manara », doté d’un espace VIP, s’en détache par la beauté de son décor intérieur, tout en n’oubliant pas le principal : une cuisine authentique et raffinée.
Établi depuis plus de 30 ans dans cette région où il a effectué ses études universitaires, le « Beyrouthin » Hayssam a travaillé durant quinze années dans la publicité entre Nice et Monaco, avant de retrouver un métier qu’il exerçait étant tout jeune, celui de restaurateur. Depuis un an, il attire une clientèle française et étrangère, mais aussi libanaise. Il est marié à une Française dont il a une fille de 23 ans et un garçon de 15 ans.
Ce joli point de rencontre sous le promontoire rocheux face à la marina a une adresse : « Manara », 26 quai Lunel, Nice, tél. 04.93.31.63.59 - 06.72.64.33.85, e-mail : lemanara@hotmail.fr
Le colonel Alain Corvez, un grand ami du Liban à Beyrouth
Célèbre pour son amitié avec le pays du Cèdre dont il connaît toutes les composantes, le colonel Alain Corvez, habitant à Paris, est de retour à Beyrouth pour une mission de reconnaissance entre le Liban et la Syrie. L’occasion de revenir sur ses voyages précédents, dont notamment ceux du « Cercle Aramis » (avec en point d’orgue la messe du pape Jean-Paul II au centre-ville en mai 1997), de l’« Institut Charles de Gaulle » (2004) et de la promotion « Corse et Provence » de l’école Saint-Cyr (2009), organisés par l’association RJLiban, dans lesquels il avait entraîné des dizaines de ses compatriotes pour les sensibiliser à notre pays.
Ancien conseiller en relations internationales au ministère français de l’Intérieur, son histoire libanaise remonte à plus loin. Officier servant dans le contingent français comme attaché au commandant en chef de la Finul, le général suédois Lars-Eric Wahlgren, à l’époque où le général américain William Richard Higgins avait été enlevé dans la région de Tyr en 1988 (il est mort deux ans plus tard en détention), le colonel Corvez avait subi de multiples pressions au Liban-Sud. Il en a gardé des liens solides avec l’armée libanaise et avec les Libanais d’Afrique, comme le consul de Guinée-Conakry au Liban, Ali Saadi. Son séjour au Liban est ainsi ponctué de réceptions affectueuses, de Beyrouth à Naqoura, durant lesquelles il rappelle que ses contacts libanais lui ont souvent servi de tremplin dans ses missions au Moyen-Orient.
Son cheval de bataille est de réhabiliter la maison où ont habité le général de Gaulle et sa famille dans le quartier de Mousseitbé à Beyrouth, et pour le moment d’empêcher sa disparition qui pourrait donner lieu à la construction d’une énième tour dans la capitale libanaise. Le colonel Corvez déplore qu’il n’y ait pas de lycée au nom de De Gaulle au Liban, et nous informe qu’un livre publié récemment par la Fondation Charles de Gaulle reprend plusieurs lettres manuscrites d’enfants après le référendum de 1969, appuyant le général qui avait alors renoncé à la présidence.
Parmi celles-ci figure la lettre de Robert, un petit Libanais de Paris XVIIe, exprimant le 28 avril 1969 son opinion en ces termes :
« Monsieur le Président, je suis un garçon de 8 ans d’origine libanaise et de nationalité française. Je ne comprends pas la politique, mais j’ai compris de mon entourage que les Français n’ont pas été dignes de vous. J’aurais voulu pouvoir vous consoler, vous remercier... Grand merci mon général pour tout ce que vous avez fait pour la France et pour nous les petits. Répondez-moi au plus vite mon général s’il vous plaît. »
N.F.
Cette page est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban.
E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com


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