Des tunnels conduisant à Gaza inondés
Les forces armées égyptiennes ont inondé plusieurs tunnels de contrebande rejoignant la bande de Gaza sous contrôle palestinien, dans le but de les fermer, ont déclaré les autorités égyptiennes et palestiniennes.
Le réseau de tunnels est essentiel à la vie de Gaza, permettant l’importation d’environ 30 % de tous les biens atteignant la bande de territoire enclavée et soumise à un blocus israélien depuis plus de sept ans.
Des dizaines de tunnels on été détruits depuis août dernier, après la mort de 16 soldats égyptiens près de la frontière avec Gaza. Ils auraient été victimes d’une attaque rebelle, et certains des assaillants seraient rentrés en Égypte via les tunnels, selon Le Caire. Les autorités gazaouites ont démenti.
La fermeture des tunnels a d’ailleurs surpris et irrité le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Le mouvement islamiste espérait de meilleures relations avec le nouveau président égyptien Mohammad Morsi, qui pratique un islam idéologiquement proche de celui du Hamas.
Quant aux personnes chargées des tunnels, elles craignent que l’eau ne provoque l’effondrement des infrastructures. « L’eau peut provoquer des fissures dans le mur et causer l’effondrement du tunnel. Cela peut tuer des gens », explique Ahmad al-Shaer, dont le cousin est mort dans un accident de cette nature l’an dernier.
En soirée, le Hamas a affirmé avoir fermé des centaines de tunnels souterrains de contrebande à la frontière avec l’Égypte. « Moins de 270 tunnels sont actuellement opérationnels. Il y en avait près de 1 200 en 2010 » à Rafah, ville frontalière entre l’enclave palestinienne et l’Égypte, a déclaré à l’AFP un représentant du Hamas sous le couvert de l’anonymat.
Le ministre de la Culture retire sa démission
Le ministre égyptien de la Culture, Mohammad Saber Arab, a retiré sa démission et s’est remis au travail, a indiqué son ministère dans un communiqué mercredi.
La démission de M. Arab il y a une dizaine de jours avait été présentée comme un signe de protestation contre les brutalités policières, mais le gouvernement a nié qu’il ait démissionné pour cette raison. Il a affirmé avoir retiré sa démission à la demande d’intellectuels.
Cisjordanie
Augmentation de 4,7 % du nombre de colons en 2012
Le nombre d’habitants juifs dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a augmenté de 4,7 % en 2012, selon des statistiques obtenues par l’AFP auprès d’une organisation de colons. La population juive en Cisjordanie s’élevait début janvier 2013 à 360 000 personnes contre 343 000 en janvier 2012, selon ces chiffres.
Le rythme d’augmentation de la population des colonies est près de trois fois supérieur au rythme d’augmentation global de la population israélienne (+1,7 %). Cette différence s’explique à la fois par l’installation de nouveaux colons dans les implantations existantes et par le fort taux de natalité dans les implantations où résident des colons religieux.
Bahreïn
Manifestations dans des villages chiites et reprise du dialogue
Des milliers de personnes ont manifesté hier dans plusieurs villages chiites à Bahreïn à la veille de la 2e commémoration du soulèvement maté dans cette monarchie du Golfe qui coïncide avec un dialogue national pour une sortie de crise. Les protestataires ont défilé aux cris « À bas le gouvernement corrompu » et « Dégage Khalifa » ben Salman al-Khalifa, le Premier ministre, en poste depuis plus de 40 ans.
Émirats arabes unis
Il torture et tue sa fille : peine capitale
Un tribunal de Dubaï a condamné à mort un Émirati reconnu coupable d’avoir torturé ses deux filles, dont l’une est décédée. Hamad Saoud Joumaa al-Chirawi, un officier de police de 29 ans, a été condamné à la peine capitale pour avoir « torturé et tué, sans pitié, sa fille de huit ans, Wadima ». Sa maîtresse, une femme au foyer de 27 ans, a écopé de la prison à vie.
Arabie saoudite
HRW appelle à libérer un militant condamné à 15 ans de prison
Human Rights Watch (HRW) a appelé les autorités saoudiennes à libérer cheikh Souleiman al-Rachoudi, fondateur de l’Association saoudienne des droits civiques et politiques, qui purge une peine de 15 ans de prison pour « manque d’allégeance au roi ». Cheikh Rachoudi, un ancien juge de 76 ans, a été incarcéré en décembre 2012 après avoir donné une conférence sur la légalité des manifestations selon la charia.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Un PM depuis plus de 40 ans à Bahrein ??? et on nous dit qu'il faut entendre la voix du peuple ailleurs dans le monde arabe !!
12 h 10, le 14 février 2013