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Moyen Orient et Monde - Négociations Avec L’Aiea

L’Iran annonce des progrès

L’Iran a annoncé hier un accord sur « certains points » avec l’agence nucléaire de l’ONU qui veut enquêter sur une possible dimension militaire de son programme nucléaire controversé, tout en confirmant avoir entamé la modernisation d’un site d’enrichissement d’uranium.
« Des négociations intensives sur un cadre visant à régler les questions concernant le programme nucléaire iranien ont eu lieu (...). Des divergences ont été réglées et un accord sur certains points des modalités (de ce cadre) a été trouvé », a ainsi annoncé Ali Asghar Soltanieh, le représentant iranien à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à l’issue d’une journée de discussions à Téhéran. Cité par les médias iraniens, il a ajouté que de « nouvelles propositions » avaient été faites et que les deux parties se retrouveraient « pour une nouvelle réunion », sans plus de précisions.
L’équipe de l’agence onusienne revenait hier pour la troisième fois en trois mois à Téhéran pour tenter de conclure un « accord cadre » lui permettant d’enquêter plus librement sur le programme nucléaire iranien, soupçonné de cacher un volet militaire. L’AIEA demande notamment de visiter la base militaire de Parchin, où des activités suspectes ont été décelées selon elle, et soupçonne Téhéran de bloquer l’accès au site afin d’effacer toute trace compromettante.
Dans la journée, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie nucléaire (OIEA), Fereydoun Abbassi Davani, a confirmé que son pays avait commencé « il y a un mois » l’installation de centrifugeuses de nouvelle génération sur son site d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre). Selon lui, ces centrifugeuses « sont destinées à faire de l’enrichissement à 5 % », pour produire de l’électricité.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a dit hier « espérer que l’Iran fera preuve de souplesse dans ces négociations et que nous pourrons faire des progrès importants ».
Les grandes puissances veulent notamment que l’Iran cesse l’enrichissement d’uranium à 20 % qui, poussé à un niveau de pureté de 90 %, peut être utilisé pour la fabrication de la bombe atomique. Des sanctions ont été décidées par l’ONU, les États-Unis et l’Union européenne pour forcer Téhéran à infléchir sa position.
Mais l’Iran exige un allègement des sanctions internationales avant toute réduction éventuelle de son activité d’enrichissement, une demande rejetée par les 5+1.
En 2012, les sanctions visant les exportations de pétrole iranien ont amputé de 40 milliards de dollars les revenus pétroliers de Téhéran, selon l’Agence internationale de l’énergie.

 

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