«Autoportrait aux médailles», une huile d’après 1900, (46 x 36 cm).
L’occasion pour le public de (re)découvrir l’art tout en précision du «doyen de la peinture libanaise», à travers une trentaine de ses huiles sur toiles et quelques études sur papier. Essentiellement des portraits et des peintures religieuses, «les deux genres dominants dans le Proche-Orient ottoman de l’époque», comme le précise Marie Tomb dans le texte du très soigné catalogue qui accompagne l’exposition.
Celle-ci suit dans sa scénographie les principales étapes du parcours de Daoud Corm. Depuis ses «études» de personnages, réalisées entre 1868 et 1875 à Ghazir (auprès des pères du Collège des jésuites où il était scolarisé), puis à Rome (à l’Académie royale des beaux-Arts) où ces derniers l’enverront étudier, à ses «Paysages» d’Égypte et du Liban auxquels il s’attellera à partir de 1890. Mais c’est surtout, on l’a dit, comme portraitiste et peintre de thèmes religieux que Daoud Corm va s’illustrer, à partir de 1878.
En témoignent le florilège de portraits de ses contemporains – certains illustres – que cet artiste, né en 1852 et décédé en 1930, a laissé et dont on peut admirer, au Centre de Jamhour, une belle série de tableaux consacrés aux membres de sa famille (son père, son épouse, sa belle-sœur, sa fille...), et d’autres reproduisant des figures historiques, comme le fameux portrait de l’émir Béchir Chéhab le Grand.
Si c’est essentiellement dans les églises et les monastères du Liban – qui constituent, répète-t-on souvent, le véritable musée Daoud Corm – qu’il faut aller admirer sa peinture religieuse (à Bkerké et à l’église Saint-Joseph des pères jésuites de Beyrouth, notamment), quelques huiles portraiturant des saints et des religieux ici exposées témoignent de l’équilibre subtil avec lequel il exprime sa sensibilité tout en satisfaisant ses commanditaires... À voir !
Z.Z.
* Ouvert au public de 10h à 20h.

