« C’est un gros défi pour nous. C’est important d’être plus vigilant en défense », a d’ailleurs concédé Klopp, conscient de la difficulté de la mission face à une attaque ukrainienne mixant expérience, enthousiasme et qualité.
« J’ai entendu dire que Donetsk veut remporter la Ligue des champions. Ils ont leurs chances mais il faudra d’abord qu’ils se débarrassent de nous », a ajouté le technicien qui a guidé le Borussia à la première place du « groupe de la mort » au tour précédent.
Le patron du BVB, Hans-Joachim Watzke, compte sur une réaction comme lorsque les Jaune et Noir avaient perdu le derby à domicile contre Schalke (1-2) avant de s’offrir une victoire prestigieuse contre le Real Madrid (2-1).
« Une grande équipe doit savoir gérer les revers et nous voulons être à ce niveau. Si on joue notre football, je suis confiant en nos capacités d’atteindre les quarts de finale », a-t-il insisté.
Reconnaissance européenne
Largué en Bundesliga (deuxième à 15 points du Bayern Munich), le double champion d’Allemagne en titre a énormément misé sur la reconnaissance européenne qu’il n’a plus connue depuis son triomphe de 1997. Et l’appétit s’est aiguisé après avoir devancé un géant tel le Real en phase de poules, dont fut exclu Manchester City.
Dortmund peut compter sur le brio de son jeune duo Marco Reus-Mario Götze pour animer la phase offensive, avec Lewandowski en pointe. Le Polonais, objet de rumeurs de transfert à Munich ou Manchester, a marqué lors des 5 derniers matches pour être coleader (14 buts) du classement des artilleurs en Bundesliga.
Le Borussia aura également l’avantage d’affronter un adversaire qui n’a pas joué depuis début mars en raison de la coupure hivernale.
Pas de quoi entamer la confiance de l’Arménien Henrick Mchitaryan : « L’objectif en Ligue des champions est de gagner tous les matches », a répété le milieu offensif d’une équipe qui a devancé le tenant du titre Chelsea au 1er tour et infligé une défaite à la Juventus.
Son entraîneur, le rusé Roumain Mircea Lucescu, reste plus prudent, assurant que son équipe devra produire « quelque chose de spécial » face à une équipe « au jeu de passes fluide », pour prendre l’avantage avant le match retour du 5 mars.


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