Moyen Orient et Monde

Célestin V, unique précédent de pape démissionnaire dans l’Église

OLJ
12/02/2013
La décision de Benoît XVI de renoncer à son poste est un événement quasiment inédit dans l’histoire de l’Église, le seul précédent connu remontant à plus de sept siècles et à l’abandon volontaire du trône du pape par Célestin V.
Outre ce dernier, d’autres papes se sont retirés dans des circonstances historiques particulières plus ou moins connues, mais il ne s’agissait pas de démission à proprement parler.
Saint Célestin V renonça à sa fonction l’année même de son élection, en 1294. Il avait vécu en ermite jusqu’à sa désignation comme pape et ne se sentait pas prêt à assumer ce rôle dans l’Église.
Né en 1215, d’origines modestes, Pietro del Morrone vit comme moine bénédictin dans les Abruzzes lorsque les douze cardinaux du conclave de Pérouse viennent lui annoncer son élection en juillet 1294. L’élection d’un inconnu devait mettre fin à la guerre entre Guelfes et Gibelins pour la succession de Nicolas IV, décédé deux ans auparavant.
Pietro del Morrone prend le nom de Célestin V et transfère la cour à Naples. Mais le nouveau pape expose très vite les raisons qui l’empêchent d’assumer ses fonctions : son humilité et sa santé. Il abdique le 13 décembre 1294, en accord avec ses cardinaux.
Le 24 décembre, le cardinal Benoît Gaetani est élu pour lui succéder sous le nom de Boniface VIII, et le nouveau pape maintient Célestin de force à ses côtés. Le moine tente de s’échapper et de rejoindre son ordre, qui prendra le nom de « célestins », mais il est rattrapé par les gardes du pape. Célestin V décède en 1296 et est enterré dans l’église de son ordre à l’Aquila.
L’éventualité de la renonciation d’un pape avait été déjà prévue par plusieurs papes du XXe siècle, et en dernier lieu par Jean-Paul II qui l’avait prévu explicitement dans la Constitution apostolique Universi dominici gregis, publiée en février 1996. Il n’en avait toutefois pas fait usage en dépit d’une longue agonie.
À sa suite, Joseph Ratzinger avait affirmé dans un livre-entretien, Lumières du monde, qu’un pape « a le droit et, selon les circonstances, le devoir de se retirer » s’il sent ses forces « physiques, psychologiques et spirituelles » lui échapper.
(Source : AFP)

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