Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a critiqué dans son éditorial hebdomadaire dans al-Anba’, organe du parti, les campagnes menées contre Ersal, le président Michel Sleiman et le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï.
M. Joumblatt a souligné d’emblée « le rôle national et arabe de la région de Ersal ainsi que son militantisme ». « Nous n’accepterons pas, a-t-il ajouté, que ce village soit présenté comme étant un îlot de déstabilisation encerclé par l’armée libanaise. Ni Ersal mérite d’être assiégée ni l’armée est en position d’encercler les localités libanaises qu’elle protège et dont elle assure la stabilité ».
Selon lui, le siège de Ersal est « en fait pratiqué par certains intrus qui veulent déformer l’histoire du village ou par ceux qui élèvent la voix au Liban-Nord, en faisant semblant d’oublier les sacrifices exceptionnels de l’armée libanaise à Nahr el-Bared ainsi que le message solennel de l’ancien chef du gouvernement, Saad Hariri, qui avait appelé au plus haut degré de solidarité avec l’armée. Ceux-là feignent également d’oublier le rôle de son père, Rafic Hariri, qui, en dépit de son conflit avec (l’ancien président) Émile Lahoud, avait exigé en 2000 l’arrestation de tous ceux qui avaient agressé l’armée, durant les événements de Denniyé ».
Dans le même ordre d’idées, M. Joumblatt s’est élevé « contre certains députés et fils de députés qui profitent du vide et d’une certaine confusion au sein du courant du Futur pour lorgner le Grand Sérail ou encore ceux qui sont réputés pour leurs guerres absurdes d’élimination ». « Qu’ils soient maudits », a-t-il martelé en plaidant vigoureusement pour « un ralliement général autour des forces régulières qui doivent être maintenues à l’abri des tiraillements politiques mesquins et des conflits sectaires », jugeant tout aussi nécessaire de « mettre fin à la campagne menée contre l’armée et aux surenchères laissant insinuer que celle-ci appartient à une partie déterminée des Libanais ».
« Pourquoi certains insistent-ils pour importer à tout prix la crise syrienne », s’est ensuite interrogé le chef du PSP, qui, commentant la visite de Mgr Raï, dimanche à Damas, a estimé qu’elle « reste au-delà de toutes surenchères ». Pour lui, son timing « fait qu’elle a donné un message d’espoir aux chrétiens de Syrie et confirmé la nécessité de protéger la diversité orientale à un moment où ce sont les bruits des canons et des appareils militaires, ainsi que les fatwas takfiristes qui priment au détriment de la coexistence communautaire » dans la région.
M. Joumblatt a par ailleurs critiqué « la campagne sauvage » dirigée contre le chef de l’État en s’interrogeant sur ses motifs. Il a relevé « ses positions courageuses et avancées sur plusieurs plans depuis le début de son mandat jusqu’à aujourd’hui », en s’arrêtant particulièrement sur ses appels répétés au dialogue « comme seul moyen pour régler les différends entre les Libanais, son projet de stratégie de défense et son refus de livrer des Syriens aux autorités de leur pays ». Le chef du PSP a rendu un vibrant hommage au président, affirmant que « toutes les forces politiques locales ont le devoir de contribuer à créer un climat propice lui permettant d’assumer son rôle national ».
M. Joumblatt a souligné d’emblée « le rôle national et arabe de la région de Ersal ainsi que son militantisme ». « Nous n’accepterons pas, a-t-il ajouté, que ce village soit présenté comme étant un îlot de déstabilisation encerclé par l’armée libanaise. Ni Ersal mérite d’être assiégée ni l’armée est en position d’encercler les localités libanaises qu’elle protège et dont elle assure la stabilité ».Selon lui, le siège de Ersal est « en fait pratiqué par certains intrus qui veulent déformer l’histoire du village ou par ceux qui élèvent la voix au Liban-Nord, en...

