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Économie - Indicateur

La production industrielle française en berne, sans perspective de rebond

La production industrielle de la France, en net repli l’an dernier sous le poids de la crise en zone euro, d’une consommation atone et des restrictions budgétaires, a peu de chances de se ressaisir début 2013, selon des économistes. Le recul global de 2,2 % en 2012 a été encore plus net (2,7 %) dans la seule industrie manufacturière (hors énergie et mines), a indiqué hier un responsable de l’Insee ayant calculé l’évolution sur l’ensemble de l’année après la publication des chiffres de décembre. En 2011, la production industrielle avait augmenté en moyenne annuelle de 1,7 % et la production manufacturière de 3,0 %, a précisé l’institut.
« À l’évidence, nous sommes dans une dynamique de croissance qui n’est pas bonne. Globalement, l’activité manufacturière est sur une tendance à la baisse depuis à peu près le milieu de l’année 2011 », a commenté Jean-François Ouvrard, chef de la synthèse conjoncturelle à l’Insee. « À partir de la mi-2011, la crise des dettes souveraines s’est aggravée et a énormément pesé sur l’activité de la zone euro, et donc aussi sur le commerce extérieur de la France et l’activité industrielle liée aux échanges extérieurs », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il « y a aussi un certain nombre de freins internes qui viennent, d’une part, de la dégradation du marché du travail, avec un impact sur la demande des ménages et, d’autre part, la consolidation budgétaire qui freine l’activité ».
La production a ainsi baissé dans la fabrication de matériel de transport (-3,9 %), de matériel électrique, électronique et informatique, et de machines (-2,3 %), la construction (3,1 %) et très fortement dans la cokéfaction et le raffinage (-13,8 %), selon des chiffres obtenus par l’AFP auprès de l’Insee. En revanche, l’agroalimentaire progresse de 0,5 %. Le dernier trimestre a été marqué par de fortes baisses dans l’ensemble de l’industrie (-1,8 % par rapport au trimestre précédent) et de façon plus marquée encore dans l’industrie manufacturière (-2,5 %). Par rapport au dernier trimestre 2011, le recul de la production manufacturière a atteint 3,9 %, et les économistes font grise mine pour 2013. « Les dernières enquêtes réalisées auprès des chefs d’entreprise sont assez mauvaises dans l’ensemble et l’on pourrait avoir une nouvelle baisse de production en janvier, ce qui augure mal de la croissance au premier trimestre », a déclaré Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas.
Il prévoit un recul de l’activité de 0,1 % à 0,2 % pour la période, même si « l’industrie représente une part assez modeste de l’ensemble du PIB », les services comptant à présent pour 80 % de l’économie française. Et il table sur deux années consécutives de croissance nulle : 2012 et 2013. L’Insee doit publier jeudi une estimation de l’activité économique de la France au dernier trimestre 2012 mais a déjà annoncé un début d’année 2013 sans élan, avec une croissance attendue à 0,1 % aux premier et deuxième trimestres. « À l’exception du rebond constaté au cours de l’été 2012, le profil montre que l’activité s’écarte fortement de la tendance qui était la sienne avant la crise », commente au sujet de l’industrie Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis, dans une note.
« Le niveau de l’activité manufacturière est désormais 13 % en dessous de ce qui était observé avant la récession (premier semestre 2008) », s’alarme-t-il. « La question n’est pas de faire une fixation sur l’industrialisation à tout prixn mais plutôt de s’interroger sur l’incapacité de l’économie française à faire face à une tendance aussi dévastatrice depuis presque deux ans », lance-t-il.
« C’est cela le point le plus préoccupant car derrière, il y a une problématique d’emploi et de financement du système social », dit-il.
(Source : AFP)
La production industrielle de la France, en net repli l’an dernier sous le poids de la crise en zone euro, d’une consommation atone et des restrictions budgétaires, a peu de chances de se ressaisir début 2013, selon des économistes. Le recul global de 2,2 % en 2012 a été encore plus net (2,7 %) dans la seule industrie manufacturière (hors énergie et mines), a indiqué hier un responsable de l’Insee ayant calculé l’évolution sur l’ensemble de l’année après la publication des chiffres de décembre. En 2011, la production industrielle avait augmenté en moyenne annuelle de 1,7 % et la production manufacturière de 3,0 %, a précisé l’institut.« À l’évidence, nous sommes dans une dynamique de croissance qui n’est pas bonne. Globalement, l’activité manufacturière est sur une tendance à la baisse...
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