Le député Ahmad Fatfat a affirmé hier que le projet du courant du Futur est un « plan politique complet ». Il a affirmé qu’une délégation du Futur avait rendu visite au chef du parti des Forces libanaises Samir Geagea en vue de discuter de l’initiative de Saad Hariri et des affaires liées à la loi électorale. « Nous proposons un projet de 37 circonscriptions avec un mode de scrutin majoritaire, ainsi qu’un Sénat élu immédiatement qui constituerait une garantie pour toutes les confessions au Liban », a-t-il expliqué. En outre, il a regretté que certains médias considèrent que le courant du Futur menace de boycotter les élections, précisant que « le parti a tout simplement estimé que le ministre Marwan Charbel ne pourra superviser les législatives le 9 juin qu’avec une loi majoritaire ».
Houri appelle le Hezbollah à revoir ses comptes
Le député Ammar Houri a affirmé hier qu’« il était temps que le Hezbollah revoie ses comptes », souhaitant que « le Liban ne paie pas le prix des actes du parti à l’étranger ». Il a par ailleurs précisé que « seule la position du Premier ministre quant aux accusations bulgares doit être adoptée ».
À propos de l’incident de Ersal, il a souligné que « seul l’État peut protéger les citoyens », refusant toute tentative de déformer l’image des sunnites de Ersal en véhiculant leur rivalité avec l’armée. M. Houri a par ailleurs démenti le fait que le 14 Mars soit divisé, en dépit de certaines divergences concernant la nouvelle loi électorale.
Mansour appelle au dialogue en Syrie
Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a affirmé hier que seul « le dialogue pourrait résoudre la crise en Syrie, préserver son territoire et mettre un terme aux violences ». M. Mansour a insisté, dans un discours prononcé lors du sommet de l’Organisation de la conférence islamique au Caire, sur la nécessité de lutter contre le terrorisme et tout ce qui alimente le confessionnalisme et divise le peuple. En outre, il a dénoncé les « dernières agressions israéliennes qui ont visé un centre scientifique en Syrie, la multiplication des réseaux d’espionnage au Liban et toutes les actions commises par Israël afin de déstabiliser la région et menacer la paix mondiale ».
Aoun reçoit Ferzli à Rabieh
Le député Michel Aoun a reçu hier à Rabieh l’ancien vice-président du Parlement, Élie Ferzli, pour examiner notamment la question de la loi électorale. M. Ferzli a expliqué, à l’issue de la réunion, que « celui qui ne parvient pas à représenter sa communauté ne peut participer à l’abolition du confessionnalisme ». Il a rappelé aux députés membres de la commission parlementaire en charge de l’examen de cete loi l’article 24 de la Constitution, qui insiste sur la parité entre les chrétiens et les musulmans.Il a finalement ajouté que « les législatives n’auront pas lieu au cas où une nouvelle loi ne serait pas approuvée ».
Laham veut aboutir à une loi électorale juste
Le patriarche Grégoire III Laham a présidé hier l’assemblée générale du comité supérieur grec-catholique, à Raboué, durant laquelle il a estimé qu’« on aboutit à la loi électorale la plus juste quand nous revendiquons nos droits et ceux des autres ». Le rapport annuel de l’assemblée a été rendu public à l’issue de la réunion.
Madi suit les affaires al-Madina, United Credit Bank et les accusations de Frangié contre Sleiman
Le procureur général près la Cour de cassation, le juge Hatem Madi, a rendu hier une décision dans laquelle il a confié au comité d’experts chargé de déterminer si les opérations des banques al-Madina et United Credit Bank relevaient du blanchiment d’argent, d’élargir cette mission en affichant les noms de toutes les personnes qui avaient reçu des paiements de ces deux établissements bancaires, ainsi que la valeur de ces versements et leurs sources. Le comité aura un délai de 3 semaines pour finaliser son rapport.
Par ailleurs, le juge Madi a chargé les services d’anthropométrie de lui soumettre une copie du contenu de l’entrevue accordée par le député Sleimane Frangié, dans laquelle il a accusé le président de la République Michel Sleiman « d’avoir en France des dossiers qui lui sont nuisibles ».

