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Économie - Scandale Du Libor

RBS condamnée à plus de 600 millions de dollars d’amende

Les manipulations du Libor, principalement en yens et en francs suisses, sont le fait de 21 salariés de RBS.                     Justin Tallis/AFP

Après Barclays et UBS, la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) a été à son tour condamnée à une lourde amende, de plus de 600 millions de dollars, par les autorités britanniques et américaines pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor, central dans le monde de la finance.
RBS a précisé qu’elle allait payer 87,5 millions de livres (soit environ 137 millions de dollars) au régulateur britannique des marchés financiers (FSA), 325 millions de dollars à l’homologue américain de ce dernier (CFTC) et 150 millions au département américain de la Justice, soit un total d’environ 612 millions de dollars, en vue de « mettre fin aux enquêtes ».
Les manipulations du Libor, principalement en yens et en francs suisses, sont le fait de 21 salariés de RBS, qui ont tous quitté le groupe ou ont été soumis à des mesures disciplinaires, mais les enquêtes ont mis au jour l’existence de « graves manquements dans le système des contrôles et de gestion des risques », indique RBS. Sa filiale au Japon a plaidé coupable de fraude aux États-Unis. Afin de tourner la page, le patron de la branche banque d’investissement, John Hourican, se retirera du groupe, même s’il n’est pas impliqué dans l’affaire. « C’est un triste jour pour RBS, mais également un jour important pour continuer à corriger les erreurs du passé », a déclaré Philip Hampton, le président de la banque détenue à plus de 80 % par l’État britannique depuis son sauvetage pendant la crise de 2008.
Face à la « colère » qui monte dans l’opinion contre les banques, de l’aveu même du ministre des Finances George Osborne, le gouvernement a fait pression ces derniers temps pour que l’amende soit payée par la banque en puisant dans les sommes prévues pour les bonus de ses cadres, et non par le contribuable. RBS a indiqué hier que les réductions ou suppressions de bonus lui avaient permis de récupérer environ 300 millions de livres.
L’amende infligée à cette banque est supérieure à celle payée par sa compatriote Barclays, mais reste largement inférieure à celle de la suisse UBS.
Le scandale du Libor avait éclaté fin juin lorsque Barclays avait révélé qu’elle allait payer une amende de 290 millions de livres pour mettre fin aux enquêtes des régulateurs britannique et américain. Face à la vive polémique, son flamboyant directeur général, Bob Diamond, avait été poussé à la démission. UBS a, de son côté, été condamnée fin décembre à une amende record d’un milliard et demi de dollars. Et près de vingt autres grandes banques internationales sont dans la ligne de mire, notamment aux États-Unis, où une quinzaine d’établissements ont été assignés à comparaître devant la justice, dont JPMorgan, Citigroup, Barclays, UBS et Deutsche Bank.
En France, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après la plainte d’une actionnaire de la Société générale.
Le Libor, qui est fixé à Londres sur la base de taux communiqués par un panel de banques internationales, est l’un des taux auxquels les banques se prêtent de l’argent entre elles. Central dans la finance, de lui dépendent plus de 300 000 milliards de dollars de produits financiers et il a une incidence sur les prêts aux ménages et aux entreprises. Mais les enquêtes ont montré comment les traders au sein des banques manipulaient les taux communiqués au panel afin d’en tirer des bénéfices sur leurs positions ou de faire apparaître leur banque plus solide.
Dénonçant en septembre un « système cassé », l’autorité britannique des marchés financiers a prôné un « complet remaniement » de la fixation du taux qui ne sera plus du ressort de l’Association des banquiers britanniques (BBA), afin d’éviter ces dérives. Les banques pourraient également faire face à l’avenir aux plaintes de clients estimant avoir été lésés.

(Source : AFP)
Après Barclays et UBS, la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) a été à son tour condamnée à une lourde amende, de plus de 600 millions de dollars, par les autorités britanniques et américaines pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor, central dans le monde de la finance.RBS a précisé qu’elle allait payer 87,5 millions de livres (soit environ 137 millions de dollars) au régulateur britannique des marchés financiers (FSA), 325 millions de dollars à l’homologue américain de ce dernier (CFTC) et 150 millions au département américain de la Justice, soit un total d’environ 612 millions de dollars, en vue de « mettre fin aux enquêtes ».Les manipulations du Libor, principalement en yens et en francs suisses, sont le fait de 21 salariés de RBS, qui ont tous quitté le groupe ou ont été soumis à...
commentaires (2)

Finir leur vie...mais peut-être leur vue..du monde aussi.Désolé.

GEDEON Christian

03 h 32, le 07 février 2013

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Commentaires (2)

  • Finir leur vie...mais peut-être leur vue..du monde aussi.Désolé.

    GEDEON Christian

    03 h 32, le 07 février 2013

  • Je suis littéralement mort de rire,comme les dirigeants de RBS,d'ailleurs.Grâciés à 600 millions de dollars d'amende serait plus exact...en fait,ils auraient dû finir leur vue en taule,et voir tous leurs biens confisqués...Champagne,et du meilleur...j'ai presqu'envie d'en rigoler avec eux...ces salopards!

    GEDEON Christian

    18 h 42, le 06 février 2013

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