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Technologies - Nouveauté

BlackBerry : la route sera longue pour reconquérir le cœur des consommateurs

Campagne marketing de grande ampleur et lancement planétaire orchestré au millimètre, le groupe canadien de smartphones BlackBerry est parti à la reconquête des consommateurs, mais la tâche sera ardue même si ses nouveaux appareils innovent, estiment plusieurs analystes.

L’ex-Research in Motion (RIM), qui a annoncé son changement de nom lors de la présentation de ses appareils Z10 et Q10, doit freiner l’hémorragie de clients qui le quittent et rétablir la confiance de ceux qui l’ont délaissé pour les iPhone d’Apple ou les appareils Android, notent les personnes interrogées par l’AFP.
Pour dépoussiérer son image, le groupe n’a pas hésité à recruter la star américaine de la musique Alicia Keys et va dépenser «des centaines de millions de dollars» en publicité – avec notamment un clip diffusé lors du Super Bowl – a indiqué son PDG Thorsten Heins au Wall Street Journal.
Les dirigeants de BlackBerry, qui n’occupe plus qu’environ 5% des parts de marché des smartphones (selon le cabinet IDC), «doivent faire en sorte que leurs clients existants, et ceux d’Android, Apple et Windows, changent leur perception» des téléphones canadiens, remarque Dan Shey, analyste chez ABI Research.
À ses yeux, le groupe a réussi techniquement à produire un nouveau système d’exploitation à la hauteur des attentes et à mettre au point un nouvel appareil «plutôt sexy», le Z10, le premier téléphone BlackBerry entièrement tactile. BlackBerry «est en bonne position pour gagner de nouveaux clients», estime Dan Shey.

Le « facteur fatigue » pourrait être profitable
La tâche s’annonce toutefois compliquée tant les appuis historiques du groupe ont disparu, à commencer par ceux du gouvernement américain dont beaucoup d’agences ont rompu des ententes exclusives qui offraient une assise économique et une crédibilité sans égale.
Le Pentagone a notamment annoncé l’année dernière la fin de son entente exclusive avec le fabricant canadien, invitant les autres constructeurs de smartphones à se lancer dans un nouveau processus d’appel d’offres.
Toutefois, assure Ramon Llamas, analyste au cabinet IDC, BlackBerry «est toujours considéré comme la meilleure référence en termes de sécurité pour les entreprises et les gouvernements ». «Si c’est assez bon pour le président des États-Unis, ça doit être puissant et protégé », résume-t-il.
Rappelant la volatilité du marché des téléphones au cours des dernières années, il note que «les utilisateurs d’Android et d’iPhone sont des utilisateurs qui cherchent la nouveauté et la différence». «Il est très probable qu’ils prêtent attention à BlackBerry, tout comme ils pourraient prêter attention aux téléphones de Windows», affirme M. Llamas.
Moins optimisme, Mark Sue, analyste chez RBC Capital Markets, avertit: «La base de BlackBerry connaît une érosion, alors il faut se lancer dans des appareils moins chers pour les marchés émergents et il faut ajouter un modèle avec un écran plus large pour atteindre une plus large clientèle.» Il remarque en outre que « la base d’utilisateurs fidèles de BlackBerry» est âgée: «La marque a du travail à faire pour attirer de nouveaux utilisateurs.»
Reste un facteur qui peut profiter à BlackBerry, bien malgré lui: «le facteur fatigue», suscité par «le statut quo qui existe avec des appareils qui ont une certaine
homogénéité».
Les nouveaux téléphones canadiens, poursuit Mark Sue, «pourraient séduire les fans actuels de BlackBerry et les entreprises à la recherche de la prochaine génération
d’appareils».
L’ex-Research in Motion (RIM), qui a annoncé son changement de nom lors de la présentation de ses appareils Z10 et Q10, doit freiner l’hémorragie de clients qui le quittent et rétablir la confiance de ceux qui l’ont délaissé pour les iPhone d’Apple ou les appareils Android, notent les personnes interrogées par l’AFP.Pour dépoussiérer son image, le groupe n’a pas hésité à recruter la star américaine de la musique Alicia Keys et va dépenser «des centaines de millions de dollars» en publicité – avec notamment un clip diffusé lors du Super Bowl – a indiqué son PDG Thorsten Heins au Wall Street Journal.Les dirigeants de BlackBerry, qui n’occupe plus qu’environ 5% des parts de marché des smartphones (selon le cabinet IDC), «doivent faire en sorte que leurs clients existants, et ceux d’Android, Apple...
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