Décrivant l’incident de vendredi de « scène haïssable par tous, celle de la mort de deux héros de l’armée nationale, à Ersal, ce village qui a toujours subi les complots du régime syrien et souffert de l’absentéisme suspect du gouvernement sous prétexte de la politique de distanciation », l’ancien Premier ministre a fait remarquer que « si l’armée avait bénéficié de la couverture politique nécessaire, elle aurait fait de son mieux pour contrer les attaques du régime syrien aux frontières de Ersal ». Dénonçant par ailleurs « la campagne menée actuellement dans le but de créer un schisme entre une catégorie de Libanais et l’armée », Saad Hariri a mis l’accent sur « quatre constantes importantes ». D’abord, « Ersal est un village libanais lié à l’État et ses institutions par un rapport de soumission et jamais de confrontation. Tous ceux qui véhiculent l’idée contraire ont pour unique dessein de semer la discorde entre les Libanais ».
Ensuite, « le décès des deux militaires est affligeant pour tous les Libanais, et spécialement pour les habitants de Ersal, qui ont toujours refusé d’abriter les repris de justice ». L’ancien Premier ministre a appelé dans ce cadre les habitants de Ersal à « coopérer avec l’armée afin que la justice prenne son cours, la justice étant le seul moyen de révéler la vérité et de tourner la page sur ce douloureux incident ». Insistant enfin sur « le rôle fondamental du président de la République Michel Sleiman aussi bien au niveau de la justice que de la préservation de l’autorité de l’institution militaire », il a appelé à « mettre un terme aux basses tentatives de récolter des gains sur le sang des martyrs de l’armée et sur les sacrifices des habitants de Ersal ». « Je rappelle aux opportunistes que les martyrs de cet incident sont décédés afin d’éteindre la discorde, non de l’attiser », a-t-il conclu.

