Un étranger pourra aussi se marier en France avec une personne du même sexe, même si son pays d’origine ne reconnaît pas le mariage homosexuel. Les adversaires du projet ont redouté les risques de « tourisme nuptial » ou « d’asile conjugal » en France.
Les députés de la majorité de gauche ont voté massivement en faveur du mariage pour tous, promesse de campagne du président socialiste François Hollande. La plupart des députés de droite et du centre ont voté contre.
La fermeté du gouvernement sur ce projet-phare, dont l’examen va durer encore plusieurs jours, rassure les militants promariage pour tous. « C’est un soulagement pour nous de voir que les choses avancent si bien », a déclaré le porte-parole de l’Inter-LGBT (lesbien, gay, bi, trans) Nicolas Gougain.
Pendant que les députés délibéraient, environ 80 000 manifestants selon la police sont descendus dans la rue partout en France pour maintenir la pression contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels. Ils ont annoncé une nouvelle mobilisation le 24 mars. À Paris, la manifestation samedi près de l’Assemblée nationale a reçu le soutien du chef des députés UMP, Christian Jacob, qui a mis en garde contre « les bouleversements éthiques et bioéthiques que la loi (allait) entraîner ». « Aujourd’hui, c’est le mariage, l’adoption, demain ce sera la PMA (procréation médicalement assistée) et la question des mères porteuses qui est toujours posée », a résumé un autre député UMP Philippe Gosselin, synthétisant les arguments des « anti ». Les opposants redoutent en effet que le texte entraîne la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), interdite en France. Ils tirent à boulets rouges sur une récente circulaire du gouvernement pour faciliter l’accès à la nationalité française d’enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger. L’exécutif a toutefois répété qu’il s’opposait à la GPA.
Ces manifestations ont été encouragées par l’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d’Ornellas, qui encouragent les opposants à « exprimer » leurs « convictions ».
Dans la soirée, la gauche a repoussé une série d’amendements des députés UMP proclamant que « l’intérêt supérieur de l’enfant est de vivre prioritairement auprès de son père et sa mère biologiques » et que « nul n’a de droit à l’enfant ».
(Source : AFP)


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D'asile politique à asile conjugal, la France est en train de devenir tout bonnement un asile de fous !
07 h 27, le 04 février 2013