Rechercher
Rechercher

Économie - Croissance

Un budget 2013-2014 de 760 milliards d’euros pour fortifier le Japon

« On ne peut pas sortir de la déflation seulement par la politique monétaire » de la Banque du Japon, a affirmé hier le ministre des Finances Taro Aso.  Kazuhiro Nogi/AFP

Le nouveau gouvernement conservateur japonais a présenté hier un projet de budget initial conçu pour ramener croissance et confiance dans un pays qui se sent menacé et en déclin. Les crédits de l’État pour l’année, d’avril 2013 à mars 2014, s’établiront à 92 612 milliards de yens (760 milliards d’euros), en léger repli par rapport à l’année précédente.
Quelque 46,3 % proviendront de l’émission de nouvelles obligations, en dépit d’un endettement public colossal qui coûtera, en remboursement, 24 % du budget de l’exercice prochain. Cependant, pour la première fois en quatre ans, les recettes d’impôts devraient dépasser les sommes nouvellement empruntées. Cette loi budgétaire doit encore être votée par les députés et sénateurs. « Ce budget s’inscrit dans la ligne voulue par le Premier ministre », a insisté le porte-parole du gouvernement.
Le chef de l’exécutif, le conservateur Shinzo Abe, a fait du rétablissement de l’économie japonaise la priorité de son nouveau mandat, entamé le 26 décembre, sur fond de conjoncture extérieure difficile, notamment en Europe, et d’anémie intérieure accentuée par le séisme et le tsunami sans précédent du 11 mars 2011. Le gouvernement prévoit de consacrer plus de 40 milliards d’euros aux travaux publics, s’ajoutant à une somme voisine déjà intégrée dans un plan de relance mis sur les rails au début du mois.
M. Abe a répété lundi dans son discours de politique générale qu’il fallait redonner du tonus à l’activité et débarrasser le pays de la déflation qui fait tourner à l’envers la machine économique en bridant l’investissement, la progression des salaires et la consommation. « Ce que nous expérimentons actuellement, une dépression économique due à la déflation, personne ne l’a vécu nulle part dans le passé et nous n’avons pas réussi jusqu’à présent à prendre les mesures permettant de lutter contre », a renchéri hier le ministre des Finances, Taro Aso. « En dépit de taux directeur à zéro, les entreprises n’ont pas investi plus ni les particuliers dépensé davantage », a-t-il souligné. « On ne peut pas sortir de la déflation seulement par la politique monétaire » de la Banque du Japon. Si le gouvernement n’appuie pas sur le levier budgétaire simultanément, « le pays ne parviendra pas à mettre fin à cette déflation », a insisté le ministre des Finances. Et d’ajouter « si cela réussit, on dira que c’était la bonne politique ».
Par ailleurs, le projet de budget prévoit aussi une augmentation de 40 milliards de yens (360 millions d’euros) du budget de la défense, somme modeste mais geste symbolique de la part du « faucon » Shinzo Abe.
Les effectifs militaires seront renforcés de 287 têtes, s’ajoutant aux quelque 228 000 en poste, leur augmentation la plus importante depuis 20 ans, selon le quotidien Yomiuri. Le gouvernement japonais est en train d’étudier différentes options pour améliorer la surveillance et la protection de ses eaux territoriales dans lesquelles des bateaux chinois font de régulières incursions.
Il songe aussi à redéployer des attachés militaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient où la prise d’otages récente en Algérie a montré la vulnérabilité des intérêts nippons.
Par ailleurs, le Japon craint les mouvements de la Corée du Nord qui, après des tirs de fusées considérés comme des tests de missiles par Tokyo, prévoit de réaliser un troisième test nucléaire.

(Source : AFP)
Le nouveau gouvernement conservateur japonais a présenté hier un projet de budget initial conçu pour ramener croissance et confiance dans un pays qui se sent menacé et en déclin. Les crédits de l’État pour l’année, d’avril 2013 à mars 2014, s’établiront à 92 612 milliards de yens (760 milliards d’euros), en léger repli par rapport à l’année précédente.Quelque 46,3 % proviendront de l’émission de nouvelles obligations, en dépit d’un endettement public colossal qui coûtera, en remboursement, 24 % du budget de l’exercice prochain. Cependant, pour la première fois en quatre ans, les recettes d’impôts devraient dépasser les sommes nouvellement empruntées. Cette loi budgétaire doit encore être votée par les députés et sénateurs. « Ce budget s’inscrit dans la ligne voulue par le Premier...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut