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Moyen Orient et Monde - Russie

Magnitski sera jugé, trois ans après sa mort

La justice russe a reporté hier au 18 février le procès post mortem de Sergueï Magnitski, maintenant son intention de juger pour fraude fiscale, malgré les critiques, ce juriste mort en prison après avoir dénoncé une escroquerie de 130 millions d’euros. L’affaire Magnitski, du nom de cet avocat fiscaliste qui conseillait à Moscou le fonds d’investissement occidental Hermitage Capital, a suscité un accès de tension entre Moscou et Washington. Le procès a été ajourné à deux reprises en raison du refus des avocats de la famille d’y participer. William Browder, le PDG britannique d’Hermitage Capital, est inculpé dans le même dossier et sera jugé in absentia.
« Les audiences préliminaires sont reportées au 18 février et se dérouleront de nouveau à huis clos » et avec des avocats commis d’office, a ainsi déclaré hier la porte-parole du tribunal Alexandra Berezina, citée par l’agence de presse Rapsi.
Dans une lettre adressée au barreau de Moscou, la mère du juriste mort à 37 ans en prison, Natalia Magnitskaïa, a demandé aux avocats de refuser de participer à un procès « honteux ». Ce serait « se rendre complice du crime commis à l’égard de mon fils », a-t-elle souligné. Les avocats de la famille Magnitski ont estimé que leur participation au procès serait « illégale ». « Comment pourrons-nous défendre les intérêts des proches si les proches ne nous l’ont pas demandé ? » a déclaré l’avocat Nikolaï Gorokhov. Le chef du barreau de Moscou, Guenri Reznik, a pour sa part expliqué qu’un avocat commis d’office pourrait refuser de participer au procès.
Pour Amnesty International, ce procès va créer « un dangereux précédent » en Russie. Mais le Premier ministre Dmitri Medvedev, juriste de formation, a défendu le procès dans une interview à CNN. « Il y a comme dans d’autres pays des procédures post mortem qu’il faut mener à terme », a-t-il souligné.
(Source : AFP)
La justice russe a reporté hier au 18 février le procès post mortem de Sergueï Magnitski, maintenant son intention de juger pour fraude fiscale, malgré les critiques, ce juriste mort en prison après avoir dénoncé une escroquerie de 130 millions d’euros. L’affaire Magnitski, du nom de cet avocat fiscaliste qui conseillait à Moscou le fonds d’investissement occidental Hermitage Capital, a suscité un accès de tension entre Moscou et Washington. Le procès a été ajourné à deux reprises en raison du refus des avocats de la famille d’y participer. William Browder, le PDG britannique d’Hermitage Capital, est inculpé dans le même dossier et sera jugé in absentia.« Les audiences préliminaires sont reportées au 18 février et se dérouleront de nouveau à huis clos » et avec des avocats commis d’office, a ainsi...
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