« Les audiences préliminaires sont reportées au 18 février et se dérouleront de nouveau à huis clos » et avec des avocats commis d’office, a ainsi déclaré hier la porte-parole du tribunal Alexandra Berezina, citée par l’agence de presse Rapsi.
Dans une lettre adressée au barreau de Moscou, la mère du juriste mort à 37 ans en prison, Natalia Magnitskaïa, a demandé aux avocats de refuser de participer à un procès « honteux ». Ce serait « se rendre complice du crime commis à l’égard de mon fils », a-t-elle souligné. Les avocats de la famille Magnitski ont estimé que leur participation au procès serait « illégale ». « Comment pourrons-nous défendre les intérêts des proches si les proches ne nous l’ont pas demandé ? » a déclaré l’avocat Nikolaï Gorokhov. Le chef du barreau de Moscou, Guenri Reznik, a pour sa part expliqué qu’un avocat commis d’office pourrait refuser de participer au procès.
Pour Amnesty International, ce procès va créer « un dangereux précédent » en Russie. Mais le Premier ministre Dmitri Medvedev, juriste de formation, a défendu le procès dans une interview à CNN. « Il y a comme dans d’autres pays des procédures post mortem qu’il faut mener à terme », a-t-il souligné.
(Source : AFP)

